
De gauche à droite : René Allaire, des services techniques de Bogny, Claude Maud'huy, adjoint aux travaux, Erik Pilardeau et Jean Noiret sur le site du relais de Liry.
LE syndicat intercommunal de télévision Bogny-sur-Meuse/Deville/Monthermé doit investir pour éviter qu'une partie importante de ses habitants ne soit privée de télévision avec l'arrivée du numérique.
Cet organisme gère en effet trois relais de télévision, mais deux seulement (Les Beaux Sarts et Monthermé) devaient être équipés pour la TNT, selon les décisions du Conseil supérieur de l'audiovisuel.
Le relais de Liry, qui dessert une bonne partie du quartier de Braux, n'a pas été retenu dans le plan d'équipement du CSA. Plus de 800 habitations sont concernées par cette zone d'ombre, ce qui représente près de 2.000 habitants ! Une situation évidemment inacceptable pour Erik Pilardeau, le maire de Bogny-sur-Meuse, également président du syndicat.
Des mesures ont été effectuées avec les services du conseil général et le conseil syndical a décidé d'équiper le relais de Liry en TNT « afin que la population subisse le moins de désagrément possible lors de l'extinction de la télévision analogique prévue le 28 septembre », explique Érik Pilardeau. Le coût de l'opération s'élève à plus de 20.200 euros et l'équipement est en cours.
Nouveaux pylônes
Sur place, l'entreprise Noiret, de Warcq, pose deux pylônes en bois de dix mètres de haut. Pour ce spécialiste, le travail ne manque pas sur le secteur puisqu'une autre antenne est à poser à Nohan (elle sera alimentée par l'énergie solaire) et que deux autres vont fonctionner à Haulmé et à Thilay. Sans oublier d'autres équipements que Jean Noiret installe sur d'autres sites des Trois Vallées, à Gespunsart et à Neufmanil notamment, cette dernière antenne fonctionnant depuis deux mois. Idem à Nouzonville. À noter que l'antenne de Nohan couvrira également Tournavaux et la base de loisirs de Haulmé.
« Sans l'aide couplée du conseil général et de l'État, une vingtaine de communes ardennaises risquaient d'être exclue de la télévision numérique », explique le maire de Bogny. « Grâce au système mis en place, nous sommes subventionnés à hauteur de 80 %, mais encore fallait-il s'y prendre à temps », poursuit-il en faisant allusion au récent problème des Hautes-Rivières.
Erik Pilardeau rappelle qu'il a fallu de nombreuses interventions d'élus (il a lui-même écrit plusieurs fois au CSA et, fin 2008, à Éric Besson, alors secrétaire d'État au Développement numérique) pour que la télévision numérique ne devienne pas « un nouveau vecteur de fracture et de discrimination entre les territoires, au détriment, comme souvent, des plus défavorisés et que l'égalité des citoyens soit garantie ».
Mirko SPASIC
Source lunion.presse.fr

