Il n' y a jaimais eut de V3 officiellement.

Au cours d'une conférence de presse organisée jeudi, les dirigeants de Direct 8 ont annoncé une série de nouveautés qui devrait apparaître à l'antenne "avant 2007" : nouveau logo, nouvel habillage (confié à l'agence W, filiale du groupe Havas dont Vincent Bolloré - propriétaire de Direct 8 - est le président du conseil d'administration) et nouveaux programmes. "Direct 8 tout en direct et destinée à un public populaire", a indiqué Yannick Bolloré, directeur des programmes de la chaîne. La chaîne devrait lancer de nouveaux programmes, notamment en sport et en politique, dans la perspective de l'élection présidentielle.
Parallèlement, la chaîne souhaite booster ses rentrées publicitaires et son audience, estimée à 0,6% et à 0,7 (soit au même niveau que BFM et i>télé avec environ un million de téléspectateurs). Avec un objectif d'audience fixé à 1,5 en 2011, Direct 8 souhaite capter à terme 1% du marché publicitaire TV. D'ici fin 2006, la chaîne table sur quelques centaines de milliers d'euros de recettes publicitaires. Pour atteindre cet objectif, Direct 8 à fait appel à Gaël Blanchard, l'actuel directeur général Commerce et développement de JCDecaux France. Dès le 16 octobre, il prendra la présidence de la régie publicitaire de Direct 8. Gaël Blanchard aura aussi sous sa responsabilité les régies des deux journaux gratuits, Direct Soir et le futur gratuit lancé avec Le Monde.

Vincent Bolloré, pdg du groupe Bolloré, a indiqué vendredi que la chaîne de la TNT gratuite Direct 8 vise une part d'audience de
1,5 %, contre « 0,6 % à 0,7 % » actuellement. « Nous pensons que c'est un pari atteignable en 2011 », a-t-il assuré. L'objectif est que la chaîne soit rentable dans « cinq ou six ans », a-t-il ajouté.

Tiré à 500 000 exemplaires et calqué sur les tabloïds britanniques, le « produit », lancé après les succès matinaux de Metro et de 20 Minutes, dégouline des couleurs de photos n’ayant qu’un lointain rapport avec l’actualité sinon celle, captivante, du show-biz. On connaîtra tout des pitreries de « l’incorrigible Paris Hilton » et des exploits hollywoodiens « du mythe vivant », Jean Reno, dont les photos géantes ornent la première de couverture.

