Réuni en assemblée plénière le 11 septembre 2013, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a rendu un avis sur le projet d’avenant au contrat d’objectifs et de moyens de France Télévisions pour la période 2013-2015, qui lui avait été transmis par la ministre de la culture et de la communication le 8 août dernier. L’avis tient compte des nouvelles contraintes budgétaires qui s’imposent au secteur public de l’audiovisuel depuis la signature du contrat initial en novembre 2011. Il énonce 14 recommandations (voir dans l’avis-ci-joint).
Le Conseil constate des progrès réalisés en ce qui concerne la fusion des rédactions de France 2 et de France 3 même si les modalités de mise en œuvre doivent être davantage précisées. Il note les efforts de développement et de rationalisation de l’offre de nouveaux services numériques accessibles sur tous les supports.
Il observe également que les objectifs d’exemplarité du service public se trouvent renforcés, notamment en ce qui concerne la représentation des femmes à la fois dans les programmes et dans l’entreprise.
Le Conseil relève que l’affirmation de la définition de la ligne éditoriale de France 3, chaîne de la proximité, s’accompagne d’une diminution des objectifs qui portent sur le volume des programmes régionaux. De même l’accent porté sur la ligne éditoriale des chaînes du réseau Outre-mer 1ère s’accompagne d’une diminution de la programmation locale.
Le Conseil regrette la remise en cause des objectifs initiaux en ce qui concerne la diffusion en haute définition des chaînes de France Télévisions.
Le Conseil souhaite par ailleurs que France Télévisions s’engage à mieux valoriser les contenus mis en ligne afin d’assurer la diversification de ses recettes. Il regrette les retards accumulés par le chantier de la convergence des systèmes d’information pour la gestion de l’entreprise.
La ligne éditoriale de France 4, qui pourrait contenir une offre d’information, reste mal définie. De même, des évolutions sont attendues pour mettre en œuvre une nouvelle organisation régionale de France 3. En outre, le Conseil rappelle la nécessité pour France Ô de rendre d’ici à 2015 l’ensemble de ses programmes accessibles aux personnes sourdes ou malentendantes.
Enfin, le Conseil relève que l’effort souligné par France Télévisions d’une meilleure maîtrise de ses coûts de personnel ne s’accompagne pas de données chiffrées et de critères d’évaluation garantissant la transparence et l’efficacité de cette démarche.
Le texte complet de l'avis du Conseil derrière ce lien
Source CSA

