
Matinale de RTL hier matin, extrait des titres : « Et cette information qui nous concerne : Axel Duroux, devient le numéro 2 de TF1 dans un contexte difficile pour l'entreprise. Axel Duroux, 46 ans, qui a permis à RTL de redevenir la première radio de France. »
Avec un petit coup d'auto-promo, et un petit coup de patte à l'entreprise qui lui vole son patron, RTL a annoncé hier le départ du président de son groupe. Une annonce que ni TF 1, ni sa filiale LCI n'ont, elles, commentée sur leurs antennes.
D'une manière générale, le mot d'ordre sur la Une était : « Cette information n'était pas destinée au grand public, mais à la presse économique et financière. » Dont seuls quelques représentants ont été conviés à écouter, hier, les explications du PDG, Nonce Paolini. De fait « le choix d'Axel Duroux est aussi fait pour rassurer les analystes financiers », estime Francis Balle, spécialiste des médias, et par ailleurs proche de Duroux. « Depuis le départ du tandem Le Lay-Mougeotte, le staff dirigeant de TF 1 était jugé peu solide. Embaucher le patron de la première radio de France est aussi un symbole. » Un symbole efficace puisque dès les premières minute de l'ouverture de la Bourse, hier matin, l'action de TF1 effectuait une hausse de 8 %.
« C'était l'objectif, car TF1 est dans une stratégie de reconquête, estime Alain Modot, de Media Consulting Group. Pour le grand public, il y a déjà la vaste campagne de publicité diffusée actuellement. Pour les actionnaires, les marchés financiers, les professionnels, il fallait donc aussi un signe, en l'occurrence, l'arrivée d'un homme aux compétences reconnues. » Des professionnels qui seront, eux, attentifs au savoir-faire d'Axel Duroux en matière de programmes. « Le contexte économique est très difficile, souligne Jacques Clément, président du Syndicat des producteurs et créateurs d'émissions de télévision. C'est donc rassurant de voir quelqu'un du sérail arriver. » Que d'attentes à combler !

