TOUTES les communes de la Pointe ne sont pas encore prêtes pour capter la télévision numérique terrestre (TNT).
À partir de lundi, des travaux sur les démodulateurs vont commencer pour les cas particuliers, c'est-à-dire les petits villages isolés. Ces communes reçoivent actuellement la télévision par le biais de petits réseaux câblés publics. Il s'agit de Landrichamps, Hargnies, Montigny-sur-Meuse, Fépin et l'extrémité du village d'Anchamps.
Le syndicat de télévision de la Pointe a fait le choix depuis les années 80 de câbler ces communes et de les doter d'une antenne collective placée sur un point haut du secteur.
« Ce sont des endroits très montagneux (sic). Il aurait été trop compliqué d'y installer des réémetteurs hertziens. Alors les élus ont choisi à l'époque de pourvoir les communes en réseaux câblés, beaucoup moins onéreux », explique Pascal Gillaux, président du syndicat intercommunal de télévision de Givet, Fumay et Revin.
Mais comme au 28 septembre de cette année, la réception de la télévision en analogique va être stoppée en France, ces villages isolés se préparent eux aussi à passer au numérique.
Coût : 40.000 euros
« Les anciens démodulateurs des antennes collectives sont conçus pour démoduler un signal analogique. Il faut maintenant les équiper pour qu'ils puissent capter des signaux numériques », explique Pascal Gillaux.
La mise aux normes de ces équipements coûtera environ 40.000 euros au syndicat.
Sur le territoire, il existe par ailleurs deux communes qui sont câblées par choix et non par obligation : Chooz et Hierges. Elles devront prendre en charge elles-mêmes le coût de la mise en conformité de leurs équipements avec la diffusion en TNT.
Par ailleurs, cinq petits réémetteurs doivent se mettre aux nouvelles normes : Flohimont, Rancennes, Haybes, Vireux-Molhain et Anchamps. Une procédure d'appel d'offres est lancée. L'ouverture des plis est prévue le 2 juin.
L'entreprise qui sera retenue sera chargée d'effectuer les aménagements nécessaires pour passer en mode numérique.
« Le premier travail de l'entreprise sera de faire un dossier de demande d'émission auprès du conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). C'est là que ça risque de coincer car les dossiers s'accumulent au CSA. Et l'entreprise doit attendre l'accord du CSA pour mettre en route le système TNT de ces petits réémetteurs », avertit Pascal Gillaux.
Source lunion.presse.fr

