
Il y a ceux qui partent, ceux qui restent, ceux qui arrivent. Mais pas de gros bouleversements, à la rentrée sur France 5. Claude-Yves Robin, directeur de la chaîne, et Philippe Vilamitjana, directeur des programmes, ont insisté sur leur désir de continuer à être une chaîne de référence et de qualité. Leur souhait principal : diminuer le nombre de multidiffusions de programmes dans leur grille et consolider « l’après-19 heures » et le prime time, avec des rendez-vous forts. Sur la TNT, France 5 ne cesse de progresser et doit donc devenir « une grande ».
Côté départs, Karine Le Marchand, animatrice des Maternelles du lundi au vendredi, (à 9 heures), part sur M6 présenter un magazine. Elle est remplacée par Élisabeth Tchoungui, choisie pour ses qualités de journaliste et non d’animatrice. Elle devrait apporter quelques ajustements à cette émission phare de France 5. On n’est pas que des parents, l’émission qui suivait les Maternelles, est arrêtée. En lieu et place, le pédopsychiatre Marcel Rufo répondra chaque jour dans « Allô Rufo » aux questions des parents dans une émission de six minutes. Franz-Olivier Giesbert part sur France 2 animer une émission culturelle. Et Daniel Picouly, qui a visiblement détesté son magazine littéraire sur cette même chaîne, revient sur France 5 présenter chaque semaine son Café Picouly, le vendredi à 21 h 30. Serge Moati arrête son émission politique, Ripostes, pour se consacrer à un magazine de cinéma, le samedi, à 17 h 55. Ce n’est pas forcément une émission de critique, puisqu’il est plutôt question de s’immiscer dans les coulisses de la production tout en ayant un oeil sur l’actualité des films.
Côté nouveautés, France 5 décline trois nouveaux concepts. Nicolas Demorand, le journaliste qui anime la tranche 7-10 heures de France Inter en semaine, va présenter une émission politique, c politique, le dimanche à 17 h 40, et en direct. Le journaliste insiste sur sa volonté d’élargir le champ des sujets politiques et des intervenants. Il y aura aussi, dans son magazine, des reportages et des entretiens. La chaîne innove aussi en créant un « access prime time », ce type d’émission censé attirer le public avant 20 h 30. Cette émission, encore sans titre, serait présentée par Alessandra Sublet, transfuge de M6. L’idée, avec des chroniqueurs, est de regarder tous azimuts ce qu’il y a « de neuf aujourd’hui » Et de finir autour d’un repas préparé par Julie Andrieu. À l’heure où les Français se mettent à table. Enfin, Juan Massenya, qui vient de l’univers de la radio associative, va essayer de rendre les banlieues vivantes dans Teum teum. En les parcourant, avec des invités. Il a la volonté de rendre compte de la vie des banlieues, loin des clichés et de la stigmatisation renvoyés par les médias. L’idée, sous une forme différente, existait déjà sur France 3, ça s’appelait Saga-Cités. Et c’est à l’aune de ce genre de projet qu’on se rend compte que leur disparition représente une vraie perte pour le service public.
Caroline Constant
Source humanite.fr

