
Quand le temps passe, celui qui n'avance pas recule. La mise à niveau des réseaux internet de l'Aveyron relève de cette logique. Depuis l'important contrat, passé fin 2007, du temps de Jean Puech, avec Altitude, pour la concession d'un réseau Wi-Max, les progrès sont millimétriques et les plaintes d'usager s'accumulent. « Le choix de cette technique -par lui même- est déjà contestable, j'en veux pour preuve qu'aucun grand opérateur ne l'a choisie » explique un familier de la question. « Tous les réseaux de l'Aveyron sont en dessous du niveau, ajoute Nicolas, de l'association Aveyron ADSL. A Rodez on a l'impression que Numéricable a laissé tomber l'entretien. Dans le département les problèmes persistent un peu partout et -ce qui est plus inquiétant- c'est que personne ne semble prendre la mesure de la gravité du problème». Pourtant depuis quelques mois, le dossier a été repris en main au département (Jean-Louis Grimal) et au Grand Rodez (Monique Herment-Bultel). Mais les deux réseaux restent distincts alors que la logique voudraient leur intégration. Et la connexion avec l'autoroute numérique qui circule sous l'A75 n'est pas encore opérationnelle pour des raison d'afermage de cette ligne !
Et la TNT ?
Plus inquiétant, la réception de la télé. Dans un peu plus de deux ans, seuls les postes numériques pourront capter la télé qui ne sera plus diffusée que par ce moyen. Les émetteurs de La Bastide (Lot) et Millau doivent être mis à niveau, mais qui prendra en charge l'adaptation des dizaines d'autres petits émetteurs du département? Les habitants des zones rurales devront alors adopter la réception par satellite. Hic: il faudra entre 250 et 350 € pour l'antenne, son installation, son réglage… quand un boîtier d'adaptation numérique en ville ne coûte que 20 à 30 euros. Qui va payer ? Les collectivités locales ?
Source ladepeche.fr

