Bradées par les opérateurs télécoms, concurrencées par les chaînes gratuites et touchées de plein fouet par certains sites Internet, les petites télés payantes voient leurs revenus dégringoler, au point de remettre en question la survie de certaines d'entre elles.
"C'est difficile pour les chaînes thématiques payantes", a déclaré mardi Xavier Spender, président de l'association des chaînes payantes Access.Au point que l'Access, qui regroupe 36 chaînes payantes (13ème rue, Kto, Disney Channel, Ciné Cinéma, i-TELE, Orange Sports...), appelle les pouvoirs publics à organiser des assises qui permettraient de remettre à plat le modèle économique du secteur.
Actuellement, les distributeurs (opérateurs télécoms, CanalSat, Numéricâble) rémunèrent les chaînes payantes sur la base d'un forfait fixe. Auparavant, la rémunération était proportionnelle au nombre d'abonnés.
Les chaînes sont payées en moyenne huit euros par abonnement et par mois par les distributeurs, un tiers de moins qu'en 2004 (12,4 euros), juste avant l'arrivée des nouvelles chaînes gratuites de la télévision numérique terrestre (TNT), selon une étude du cabinet NPA, réalisée pour Access.
Le nombre des chaînes thématiques ne cesse pourtant d'augmenter et elles se spécialisent de plus en plus. Une centaine de chaînes payantes (contre 80 en 2000) touchent à tous les sujets : sport (L'équipeTV), musique (MTV), fiction (13ème rue), films de charme (Pink TV), cuisine (cuisineTV), voyages (Odyssée), enfants (Piwi), animaux (Equidia)...
Mais l'arrivée des nouvelles chaînes de la TNT a mis à mal les payantes. Selon Médiamétrie, les chaînes gratuites de la TNT représentaient début décembre 17,6% de part de marché, autant de téléspectateurs récupérés aux chaînes historiques et aux payantes.
Source ouest-france.fr



