Le point commun entre On se calme et on boit frais à Saint-Tropez,
Le point commun entre On se calme et on boit frais à Saint-Tropez,
4 zizis dans la marine, Rodriguez au pays des merguez, Y'a un os dans la moulinette, et Mon curé au pays des bidasses ? Tous ces films sont catalogués « nanars ». Tous, sauf le dernier, Mon curé au pays des bidasses. Ce documentaire de Paris Première propose, lui, un décryptage du genre, sous forme de balade dans « Nanarville, » une contrée peuplée de quelques personnages récurrents comme le curé, le gendarme, le bidasse, le tombeur ou l'infirmière. Des personnages qu'on retrouvera tout l'été... sur la TNT.
« Depuis l'arrivée de la TNT, explique le réalisateur du documentaire, Nicolas Castro, les nanars ont envahi le petit écran. » « Quoi de plus sympa qu'une soirée entre amis devant des films de Max Pécas », communique ainsi TF6, qui diffusera deux soirées dédiées au maître du genre les 12 et 14 juillet. TMC diffusera le 19 juillet Impossible... pas français avec Robert Lamoureux et Jean Lefebvre. W9, elle, a prévu des films des Charlots et, en août, A nous les petites Anglaises.
Les raisons d'un tel engouement ? « On ne les programme pas que pour des bonnes raisons ! », déclare avec franchise Richard Maroko, directeur des programmes des chaînes AB. Il y a d'abord « une explication financière, souligne Nicolas Castro. Ces comédies franchouillardes ne sont pas chères. M6 faisait pareil à ses débuts même si elle tapait plus dans le nanar haut de gamme comme Le Gendarme à Saint-Tropez. » Avantage supplémentaire, « cela permet de respecter les quotas de diffusion de 40 % d'oeuvres françaises, précise Richard Maroko. On en diffuse toute l'année, même si l'été est une période privilégiée pour ce genre pas prise de tête, cette gaudriole très française. »
Bref, si Jacques Expert, le directeur des programmes de Paris Première, revendique avoir été « le premier à lancer ce type de soirées, qui ont toujours de bons succès d'audience », toutes les chaînes s'y sont mises. « Si elles diffusent ces films des années 70-80, il ne faut pas croire que le genre soit mort, souligne Nicolas Castro. Et de citer Bienvenue chez les Ch'tis et ses « recettes typiques des nanars avec deux gags qui portent sur l'accent et la bouffe ». Succès effectivement garanti.
Source 20minutes.fr

