
Cinq téléviseurs, et pas de programmes dans la télé. D'une heure, à plus de six heures, les pannes se multiplient chez un habitant de Villevallier depuis le passage à la TNT en novembre.
«C'est pas dramatique, on ne va pas en mourir mais c'est énervant ! » Henri Deligny habite Villevallier et, dès 2008, il avait déjà eu maille à partir avec la TNT (Télévision numérique terrestre).
Depuis le passage au tout numérique pour l'Yonne, dans la nuit du 15 au 16 novembre 2010, la situation ne s'est pas arrangée. « Ma télévision marche mais par moments, tout se trouble. Ça dure quelques secondes au moins une dizaine de fois par jour », explique-t-il, télécommande en main. Voilà pour les symptômes les plus bénins.
Six heures sans télé
Parfois, la minute de silence est plus longue : le 8 août dernier, plus de télévision durant six heures. « Je voulais voir une émission sur la fête des musiques celtiques, je voulais l'enregistrer ». En vain, le nouveau graveur de DVD reste inopérant faute d'images. Jeudi dernier, à 11 heures, rebelote, la télévision ne veut plus communiquer et s'en tient pour tout dialogue à « absence de signal ».
S'ensuit un appel à Tous au numérique : « Ils m'ont dit qu'ils faisaient le nécessaire. À 11 h 45, il n'y avait toujours rien. J'ai rappelé, c'était un répondeur, le standard était saturé ! » L'image, trouble, finit par habiter à nouveau la petite lucarne : 4 chaînes (TFI, France 5, TMC et NRJ 12) sur 18. Le scénario est le même sur les quatre autres postes de la maisonnée.
L'émetteur à 3 km
Henri Deligny a donc entrepris, avec succès, de contacter tant les chaînes nationales (TF1 et France 2) que TDF (Télédiffusion de France) pour y voir plus clair. « Mon voisin a les mêmes problèmes », témoigne Henri Deligny, notant que l'émetteur couvrant son habitation - Saint-Julien-du-Sault-Côte de Drécuit - n'est qu'à 3 km contre 35 km pour l'ancien réémetteur.
Si samedi l'image est revenue avec le son, Henri Deligny songe toutefois à alerter les parlementaires sur cette situation, notamment le député Marie-Louise Fort. Quant à investir dans une parabole - dont il disposait auparavant - Henri Deligny n'en veut plus. « Avoir 300 chaînes pour en regarder cinq, c'est idiot ! »

