
A un mois du passage à la télévision numérique, des téléspectateurs des Hautes-Rivières et de Linchamps risquent l'écran noir.
LE 28 septembre, la diffusion de la télévision en mode analogique sera définitivement remplacée par un mode de diffusion numérique dans toute la Champagne-Ardenne.
Problème : compte tenu de la géographie des lieux, Les Hautes-Rivières et, par voie de conséquence, Linchamps, risquent de ne plus capter aucune chaîne, à moins que les téléspectateurs concernés ne s'équipent individuellement d'une parabole.
Raison invoquée par le maire Francis Raphenne : le coût prohibitif d'un équipement collectif et les délais trop courts pour parvenir à équiper la commune avant le changement de mode de diffusion.
Cela concerne les foyers toujours équipés d'une antenne râteau, 40 % du parc, soit 350 familles au maximum.
Pour informer les habitants, Mario Rossi, le délégué en Champagne-Ardenne du groupement d'intérêt public France Télé Numérique, a été invité par Francis Raphenne à une réunion publique qui s'est tenue, mercredi soir, salle de Newet.
Ce GIP réunit l'Etat (50 %) et les chaînes « historiques » nationales que sont France Télévisions (15 %), TF1 (10 %), Canal + (10 %), M6 (10 %) et Arte (5 %).
Problème de temps
Bernard Masson, l'un des conseillers municipaux qui a étudié cet épineux dossier avec ses homologues Michel Lequeux et Patrice Parizel, a expliqué le problème devant une assemblée d'environ deux cents personnes très « remontées ».
Une partie de l'assistance reproche en effet à la municipalité de ne pas avoir anticipé le sujet.
« Nous pouvions bénéficier d'une aide du conseil général de 12.760 euros. Les premières offres de prix des antennistes, standards, faisaient apparaître un coût de 22.000 euros, avec un mat de 18 mètres, qui s'est avéré très insuffisant pour une réception correcte », explique Bernard Masson. « Pour un signal correct, la seule solution est un mat de 35 mètres avec une réception satellitaire et une réémission vers les râteaux des foyers concernés. Pour ça, la facture serait de 75.000 euros ! »
Ce qui est impossible pour les finances de la commune, a expliqué le maire.
« La publication tardive des décrets d'application de la loi Pintat a compliqué les choses » explique-t-il. « Cette loi prévoit une subvention de 100 euros par foyer pour l'installation de la TNT, mais les décrets sont parus le 30 juin, trop tardivement pour pouvoir envisager de faire la demande d'autorisation d'équipement au CSA, les appels d'offres et les travaux dans les délais ! »
D'où l'idée de demander aux particuliers qu'ils s'équipent individuellement et bénéficient de l'aide prévue par l'Etat en pareil cas.
Malgré ces propos rassurants, certains habitants craignent d'y être de leur poche.
Mirko SPASIC
Source lunion.presse.fr


