Le 10 mai 2011, la télévision tournera une page en Auvergne en passant de l'analogique au numérique. Tout est mis en oeuvre pour que cette transition s'effectue en douceur.
C'est une petite révolution qui s'annonce le 10 mai 2011. Ce jour-là, à minuit, les émetteurs analogiques seront définitivement arrêtés. Aussitôt, les 125 émetteurs numériques disposés sur le territoire prendront le relais. Progressivement puisque l'opération demandera une bonne vingtaine d'heures...
Ne sont évidemment pas concernés tous ceux qui reçoivent la télévision par tout autre moyen (Box Adsl, satellite, câble, fibre optique) que cette bonne vieille antenne râteau. Une antenne qu'il ne faudra sans doute pas changer. Pas plus qu'il ne sera nécessaire d'acheter un nouveau téléviseur si celui a été acheté après 1981. Autrement dit, pourront fonctionner tous les postes de télévision équipés d'une prise péritel. Car c'est sur celle-ci qu'il faudra brancher le décodeur nécessaire à la bonne réception de la télévision numérique.
Le préfet de région, Patrick Stéfanini a présenté, mercredi, le dispositif d'accompagnement qui est mis en place dès cette fin d'année. Cela, a-t-il souligné, « afin d'éviter toute précipitation qui pourrait entraîner des dépenses inutiles ». Sur la couverture du territoire déjà puisque la carte définitive des zones couvertes par la TNT ne sera disponible que le 10 février. Soit trois mois avant le lancement. « Mais on sait déjà que 95 % de la population disposera de la TNT », précise Frédéric Aguilera, délégué régional de France Télé Numérique. Quid des 5 % restant ? Ils devront s'équiper d'une parabole pour recevoir la TNT et ses vingt chaînes (*) gratuites. Pour cela, des aides de l'État sont prévues (voir ci dessous).
Pas de précipitation donc, dit Patrick Stéfanini et, surtout, « attention à toux ceux qui disent qu'il faut tout changer dans l'installation ». L'arrivée de nouvelles technologies suscite toujours la convoitise de quelque peu scrupuleux personnages qui voient là une occasion de se faire de l'argent facile. C'est d'ailleurs pour éviter cela que l'État a agréé des professionnels dont on peut se procurer la liste en téléphonant au centre d'appel mis en place ou en consultant le site Internet.
Pas (trop) d'inquiétude donc du côté du préfet de région et de Frédéric Aguilera. Il est vrai qu'un tiers de la France est passé du côté du numérique. D'où cette réflexion de Frédéric Aguilera : « On capitalise sur un savoir-faire en matière de transition et d'accompagnement ».
D'où la création dans le Puy-de-Dôme d'une commission départementale de transition vers le numérique. Présidée par Patrick Stefanini, elle est constituée de trois représentants des services déconcentrés de l'État (Drac, Sgar et DDT), de cinq représentants des collectivités territoriales (maires ou conseillers généraux, du CSA et du GIP France télé Numérique. Cette commission a pour mission d'analyser les données relatives à la couverture prévisionnelle en TNT du département. Sur ce point, l'un des représentants des collectivités locales s'en est félicité lors de la réunion de mercredi : « L'association des maires a joué le rôle de relais auprès des concitoyens et c'est grâce à cela que la couverture du territoire a pu être revue à la hausse ».
(*) Vingt et une très exactement dans la région puisque vient se rajouter Clermont 1\ÈRE.
Source : http://www.lamontagne.fr
Titre du sujet modifié par Miky01




