Le passage à la télévision numérique terrestre le 29 mars prochain ne fera pas que des heureux. Loin de là. Les Pyrénées-Atlantiques verront l'extinction de 80 émetteurs analogiques qui permettaient la réception télévisuelle par l'antenne. Ainsi, certains foyers se retrouveront dans des «zones blanches» de réception, et devront investir pour se mettre à la page.
Cent soixante et une communes seront plus particulièrement touchées, comme par exemple à Esterençuby, Arneguy ou encore aux Aldudes, mais devraient recevoir des aides de l'Etat et du Conseil général. En effet, les usagers devront faire face à deux changements problématiques, à savoir l'adaptation de l'antenne ou l'achat d'une parabole, doublée d'une perte de la chaîne locale France 3 Euskal Herri.
Investissement matériel
Pour combler ces «zones blanches», deux solutions sont envisageables. La première est de faire intervenir un antenniste qui réorientera l'antenne TV vers les émetteurs numériques. Une telle intervention coûte aux alentours de 150 euros, investissement qui devrait être totalement pris en charge d'une part par l'Etat qui participe à hauteur de 100 euros, et par le Conseil général en complément. De la même façon, les usagers pourront préférer l'acquisition d'une parabole satellite pour laquelle l'Etat donnerait 250 euros et le Conseil général 100.
Ce complément du Conseil général est «une volonté de réduction de la fracture numérique», qui pourrait devenir plus flagrante encore sans l'apport du Conseil général, puisque le dispositif d'aides financières de l'Etat ne couvre pas l'intégralité des dépenses.
Disparition d'une chaîne locale
Autre problème, peut-être plus complexe, 10 % des foyers qui vont passer au satellite d'ici la date butoir, ne recevront plus le décrochage local du journal de France 3. Ce qui veut dire qu'au Pays Basque, les gens recevront les nouvelles de Bordeaux à la place. Pour pallier cette perte, le Conseil général estime qu'une solution simple existe : «Il suffit d'acheter un canal parmi les 24 disponibles, sur lequel diffuser l'édition Euskal Herri».
Un partenariat avec France 3 serait donc à l'étude pour cet investissement. D'après le Conseil général, «dans la mesure où nous avons les moyens techniques de régler ce dysfonctionnement, le financement ne devrait pas être un problème»
Carole SUHAS
Source : lejpb.com

