Sud Radio: le scandale Médiamétrie

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Sud Radio: le scandale Médiamétrie

Messagepar Franck Morin » 21 Jan 2017 13:28

http://www.lelanceur.fr/mediametrie-linstitut-de-larnaque-scientifiquement-certifiee/
Médiamétrie, l’institut de l’arnaque “scientifiquement” certifiée
19 janvier 2017 Par Didier Maïsto

Vous avez aimé l’escroquerie Numéro 23 ? Vous adorerez le scandale Médiamétrie, bien plus énorme et sophistiqué ! Ou comment être juge et partie, jusqu’à faire disparaître certaines radios des différents panels, téléphoniques comme informatiques


Cette affaire ne va pas redorer le blason de Médiamétrie, déjà bien défraîchi, ni celui du petit monde consanguin des médias. À l’époque du numérique et des podcasts, Médiamétrie continue de mesurer l’audience des radios via du “déclaratif”. Un peu comme si, pour mesurer la vitesse de votre véhicule à l’approche d’un radar, vous remplaciez votre tachymètre par d’ingénieuses déclarations, déclamées dans votre habitacle, puis imprimées dans la Pravda : vu la température extérieure, la largeur des pneus et l’âge du capitaine, c’est certain, vous rouliez à moins de 100 km/h. Une autre question ? Mais de quoi parle-t-on, au juste ?
En tant que responsable de Sud Radio – que Fiducial Médias a rachetée en octobre 2013 –, je me suis rendu au siège de Médiamétrie afin que l’on m’explique par le menu une méthodologie à propos de laquelle je nourrissais de sérieux doutes. Las ! Plus on m’expliquait, moins je comprenais, entre abscisses, ordonnées et autres asymptotes horizontales.
Sud Radio, station historique, avait failli disparaître au début des années 2010. Alors qu’elle n’avait pratiquement plus de programmes et diffusait de la (mauvaise) musique de façon aléatoire, elle était mesurée plus haut que lorsque nous l’avons dotée d’une grille digne de ce nom ! Que mesurait donc Médiamétrie quand il n’y avait pas de programmes et quels étaient les improbables auditeurs répondant aux fumeux questionnaires ? Mystère.

Sud Radio absente des panels

Ce qui est certain, c’est que des auditeurs récemment sondés se sont plaints et nous l’ont fait savoir. Tout d’abord ceux qui ont été sondés par téléphone : les principales radios des diverses zones d’écoute ont été citées “en assisté” par les enquêteurs… sauf Sud Radio. Les sondés se sont également plaints (voir capture d’écran ci-dessous) en constatant que Sud Radio ne figurait pas davantage dans le “Panel Radio” Ile-de-France, étude censée être plus précise et plus fiable, que l’auditeur prend le temps de remplir chez lui.
Pourtant, la station est bien – au même titre que RTL, Europe 1 et RMC – une généraliste française, le Conseil d’État a tranché la question. Le CSA a évidemment et logiquement intégré son appartenance à la catégorie E (“services radiophoniques généralistes à vocation nationale”). Elle dispose comme ses consœurs d’une fréquence en Ile-de-France (99,9 MHz) qui constitue la moitié de son bassin d’auditeurs potentiels. Alors que des radios plus confidentielles sont proposées dans le panel Médiamétrie, Sud Radio n’y figure pas. C’est aussi simple (et inouï) que ça. Nouveau mystère. Qui décide de ce panel ? Selon quels critères subjectifs et foncièrement malhonnêtes ?


Le parcours du combattant de l’auditeur réel

De plus, ledit panel est truffé d’erreurs grossières. Ainsi, en analysant la liste des radios et en la comparant à celle publiée sur le site du CSA, il s’avère que certaines radios proposées ne sont pas captées aux Lilas, lieu d’habitation d’un auditeur sondé…
Par exemple : Radio Cristal, qui, selon le CSA, n’est diffusée que dans les Yvelines, est pourtant proposée dans le panel ; de même qu’Évasion, non diffusée aux Lilas, alors que Sud Radio est bien diffusée sur la zone… mais non proposée ! Etc., etc., les exemples pourraient être multipliés sur toute la France, zone d’écoute par zone d’écoute. Du grand n’importe quoi ! Un véritable scandale qui n’a strictement rien de “scientifique”.
L’auditeur qui cite Sud Radio dans les différentes enquêtes est incontestablement un héros, car tout, absolument tout, est fait pour ignorer la station et décourager ses fidèles ! Cela ne serait pas grave s’il n’était question que de notre ego et si Médiamétrie ne faisait pas “autorité”. Problème : c’est bien à partir de ses mesures fantaisistes et fallacieuses qu’est calculé le chiffre d’affaires, redistribué via le GIE Les Indés à ses 132 adhérents (dont Sud Radio).
C’est d’ailleurs pour les stations privées la seule et unique source de revenus. Un auditeur “vaut” environ huit euros et le GIE, commercialisé par TF1 Publicité, se base sur les seules “études” de Médiamétrie pour attribuer à chacun de ses adhérents la quote-part censée lui revenir en fonction de son audience. Le GIE revendique 8.428.000 auditeurs par jour et 11,2% de part d’audience.

Médiamétrie n’a aucune mission de service public !

L’histoire devient véritablement piquante lorsqu’on sait que Médiamétrie, société froidement commerciale, est constituée d’un conseil d’administration composé de treize administrateurs représentant une partie seulement des médias les plus importants. Ainsi Jean-Paul Baudecroux, président-fondateur d’une toute petite radio dénommée NRJ… n’y figure pas, en dépit de ses demandes réitérées depuis vingt-cinq ans !
Nouveau problème, Médiamétrie se présente comme ayant une mission de service public, représentant l’intérêt collectif de l’ensemble des radios et garantissant la transparence et l’exactitude “scientifique” des méthodes de mesure qu’elle utilise. L’âge du capitaine, encore et toujours…
La description que l’institut de sondage fait de lui-même est particulièrement trompeuse, c’est le moins que l’on puisse dire. De par les méthodes obscures et approximatives qu’elle emploie, le monopole dont elle bénéficie et ses conflits d’intérêts lourds et permanents inhérents à sa composition, Médiamétrie produit des enquêtes dénuées de la moindre fiabilité – et cela commence dès l’élaboration de ses panels – alors que ces enquêtes, on l’a vu, ont un impact considérable sur la valeur financière de chacune des radios concernées.

Une plainte auprès du procureur de la République

Cette année, un scandale avait déjà impliqué Fun Radio et confirmé l’absence de fiabilité des mesures produites par Médiamétrie : Le Canard enchaîné du 12 octobre 2016 s’en était largement fait l’écho, dénonçant de surcroît l’inaction de l’institut de sondage après la révélation publique de la manipulation. Ce n’est rien à côté de l’escroquerie permanente dont est victime Sud Radio, escroquerie pour laquelle elle a porté plainte auprès du procureur de la République.
Évidemment, sur son site Internet, Médiamétrie ne tarit pas d’éloges à son endroit : charité bien ordonnée commence par soi-même, sans oublier ses généreux actionnaires.

Ainsi, de manière générale, elle affirme assurer la “mesure scientifique d’audience” des principaux médias audiovisuels et prône à tout bout de champ “l’indépendance” qu’elle affirme garantie “par la présence, dans toutes ses instances de décision et dans son capital, de l’ensemble des professionnels – médias, annonceurs, agences – sans qu’aucun ne détienne une majorité pour décider seul”. Toujours sur son site, la société se présente comme un parangon de vertu républicaine, une méthode qui produit toujours son petit effet auprès des naïfs, comme l’a fait Numéro 23 en mettant en avant “la lutte contre toutes les formes de discrimination et la promotion de la diversité” alors qu’il ne s’agissait là encore que de gros sous, avec en prime un enrichissement personnel sur le dos des Français via un détournement des intérêts patrimoniaux de l’État.
Tu me paies, je te mesure et je m’autocontrôle : la belle vie de Médiamétrie

Morceaux choisis, défense de rire :
“Les pouvoirs publics ont encouragé la naissance d’une société indépendante pour assurer la mesure scientifique d’audience des principaux médias audiovisuels”
“Le capital de Médiamétrie s’élève à 14.880.000€. Il reflète sa vocation : tous les acteurs du marché y sont représentés de sorte que les services proposés par l’entreprise fassent l’objet d’une gestion commune associant à égalité les médias et leurs clients publicitaires”
“Véritable chef d’orchestre de cette politique, le Département Qualité & Audit Interne prépare et met en place le système. Il en assure aussi l’amélioration continue grâce aux missions d’audit, aux enquêtes de satisfaction client”
N’est-ce pas magnifique ? Médiamétrie indique que ses services sont soutenus par l’État, suggérant qu’ils seraient inspirés d’une mission de service public et en revêtiraient les qualités. Elle affirme également, toute honte bue, que son indépendance est assurée par son mode de fonctionnement et la composition de ses organes, quand au contraire ces éléments seraient plutôt de nature à faciliter la survenance de conflits d’intérêts énormes et de comportements partiaux favorisant certains des acteurs du marché, à la fois membres dirigeants de l’institut de sondage et souscripteurs et consommateurs de ses enquêtes, défavorisant par là même d’autres radios absentes et non représentées au sein de la société. Cela vous rappelle l’affaire des sondages de l’Élysée ? C’est normal, le même type de procédé est à l’œuvre.

Quand un simple animateur met en péril des décennies de “science” accumulée

Médiamétrie ne s’arrête pas en si bon chemin, assurant également que la qualité de ses méthodes de mesure d’audience ne peut qu’inspirer une confiance totale, alors qu’un nombre limité de messages anodins tenus par un animateur d’émissions radiophoniques – “Vous dites Fun Radio à chaque fois, ne vous faites pas chier” – a suffi pour biaiser statistiquement les résultats d’une année et nourrir une polémique sans précédent. C’est ce que Médiamétrie appelle “rigueur scientifique” : vous dites “stop” et la pluie cesse, vous dites “je roule doucement” et vous échappez aux radars, vous dites “Fun” et vous raflez la mise. Magique, non ? Ne vous faites donc plus ch… à investir dans des programmes !
En réalité, loin d’être une autorité administrative indépendante comme elle le laisse entendre, Médiamétrie n’est ni plus ni moins qu’une société anonyme inscrite au Registre du commerce et des sociétés, soumise en tant que telle au Code de commerce. Il s’agit d’une société commerciale à but lucratif, qui poursuit ses propres intérêts et en rien l’intérêt général. Elle induit sciemment le consommateur en erreur, lui laissant croire qu’elle constitue une autorité agréée par les pouvoirs publics, alors qu’il n’en est rien. Il est temps que cesse cette ambiguïté coupable.

L’indépendance ne s’use que si l’on s’en sert

Ainsi, quand elle affirme “représenter tous les acteurs du marché”, Médiamétrie ment : elle dispose d’un conseil d’administration au sein duquel sont représentées Radio France, RTL et NextRadioTV. Radio France comprend huit stations (FIP, France Bleu, France Culture, France Info, France Inter, France Musique, Mouv’ et Sophia), RTL en possède trois (RTL, RTL 2 et Fun Radio) et NextRadioTV en possède deux (RMC et BFM Business). Bien entendu, je ne porte pas d’accusation contre ces stations, je constate simplement que ces treize radios présentes au conseil d’administration de Médiamétrie ne représentent que 1,44% des 900 radios émettant en France.
S’il ne saurait être question que les 900 radios aient toutes une voix au sein de ce conseil, il est néanmoins malhonnête d’affirmer que “tous les acteurs y sont représentés” alors que seuls trois acteurs représentent le marché de la radio ! Il convient enfin de préciser pour nos lecteurs que RTL et RMC sont membres du Syndicat des radios généralistes privées (SRGP) et possèdent des intérêts convergents. Pour être tout à fait complet, j’ajouterai que j’ai rencontré Christopher Baldelli (le responsable de RTL) à deux reprises afin d’adhérer à ce syndicat – puisque, sur les quatre généralistes, seule Sud Radio n’y siège pas ; il m’a été opposé une fin de non-recevoir ferme et courtoise, au motif que “les décisions se prennent à l’unanimité et non à la majorité et qu’à trois c’est déjà compliqué”. La démocratie a ses limites, qui semblent celles… de la démocratie : pas question de faire partie de ce “panel” non plus, fermez le ban !

Médiamétrie – plus vertueuse, tu meurs – met en exergue l’existence d’un organe de contrôle interne pour assurer la qualité de ses services, leur amélioration permanente et ainsi obtenir la confiance de ses clients potentiels. Or, il est évident que les audits doivent être réalisés par des sociétés tierces, indépendantes et exerçant leur contrôle en toute objectivité. Résumons-nous : Médiamétrie prétend mesurer “scientifiquement” ses actionnaires, mais aussi des clients externes, tout en s’autocontrôlant ! Voilà un outil parfait pour la Corée du Nord, du producteur au consommateur en passant par le contrôleur, tout est fait maison : rien ne se perd, rien ne se crée et tout se transforme – la transformation finale, on l’a vu, constituant le chiffre d’affaires des radios privées. CQFD : ce qu’il fallait démontrer, ce qu’il faut dénoncer.

voir aussi les images, c'est instructif...
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Re: Sud Radio: le scandale Médiamétrie

Messagepar Anonymous » 21 Jan 2017 14:54

Bonjour
Pour ma part j'ai jamais compris pourquoi on faisait toujours appel a médiamétrie alors
que les FAI avec leur Box possèdent des infos bien plus objectives de l'audience TV.
Ca leur ferait une rentrée d'argent significative et en plus il y a de la concurrence pour juger
de l'impartialité.
Pour la radio c'est plus délicat quoique l'audience sur le net ne doit pas différer beaucoup
de celle réelle.
Anonymous
 

Re: Sud Radio: le scandale Médiamétrie

Messagepar tecnophil » 23 Jan 2017 13:10

Franck Morin a écrit:http://www.lelanceur.fr/mediametrie-linstitut-de-larnaque-scientifiquement-certifiee/
Pourtant, la station est bien – au même titre que RTL, Europe 1 et RMC – une généraliste française, le Conseil d’État a tranché la question. Le CSA a évidemment et logiquement intégré son appartenance à la catégorie E (“services radiophoniques généralistes à vocation nationale”). Elle dispose comme ses consœurs d’une fréquence en Ile-de-France (99,9 MHz) qui constitue la moitié de son bassin d’auditeurs potentiels.

Bonjour, en tant qu'auditeur du Sud, je regrette Sud Radio en tant que radio régionale. C'était ce qui faisait son originalité par rapport aux autres "périphériques", d'autant qu'elle couvrait tout le sud de la France grâce à ses émetteurs OM 819kHZ (aujourd'hui éteint), et FM. C'était la seule radio à vocation régionale à bénéficier d'une couverture aussi large (RMC ayant abandonné plus tôt cette vocation). Elle avait ainsi son identité propre de radio sudiste. Je ne suis pas sûr qu'elle y ait gagné en image à s'étendre à tout l'Hexagone ...
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Re: Sud Radio: le scandale Médiamétrie

Messagepar Anonymous » 23 Jan 2017 13:23

Sa couverture est loin de s'étendre a tout l'hexagone.
A peine 29 départements:
http://www.sudradio.fr/Autre-contenu/Contact/Frequences
Dommage d'ailleurs à mon humble avis quoique depuis qu'ils ont recasé Brigitte :mrgreen: .
Le 99.9 peine a couvrir Beauvais ( pour cause d’interférence il est vrai)
Tient ils devraient essayer le 162 KHz qui est a vendre :D
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Re: Sud Radio: le scandale Médiamétrie

Messagepar Mannix54 » 24 Jan 2017 21:50

Anonymous a écrit:Sa couverture est loin de s'étendre a tout l'hexagone.
A peine 29 départements:
http://www.sudradio.fr/Autre-contenu/Contact/Frequences


+1

sud radio est inconnu au bataillon dans le 54, tout comme FIP et le mouv ( et même RMC avant 2010 qui n'avait aucune fréquence FM à Nancy, il fallait l'écouter en grandes ondes et encore la réception était très médiocre )
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Re: Sud Radio: le scandale Médiamétrie

Messagepar nono 63 » 25 Jan 2017 00:58

Sud radio a perdu son esprit d'avant celui des années 80 et 90s , le côté régionaliste , la Radio du grand Sud et du rugby .

On peut l'écouter ici à Clermont-Fd depuis 2 ans en FM mais je ne pense pas qu'elle ait bcp d'audience , bcp de musique et peu d'émission en direct .

Je me souviens que je pouvais la capter dans les années 80 en PO avec du fading et en FM sur les contreforts sud ouest du Massif Central ( en haute Corrèze) sur le 102 MHz du Pic du Midi avant qu'une locale (RCF) prenne la même fréquence... :cry:

Si en effet elle n'apparaît pas dans les questionnaires de Médiamétrie , difficile de la citer et par conséquence de la mesurer . :?
TNT sur le puy-de-Dôme et le puy St Romain en SFN .
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Re: Sud Radio: le scandale Médiamétrie

Messagepar Mixture » 27 Jan 2017 13:01

Mannix54 a écrit:sud radio est inconnu au bataillon dans le 54, tout comme FIP et le mouv ( et même RMC avant 2010 qui n'avait aucune fréquence FM à Nancy, il fallait l'écouter en grandes ondes et encore la réception était très médiocre )


RMC émettait sur 104,1 MHz à Nancy jusqu'à la nuit bleue de septembre 1995. A cette période, les dirigeants de RMC ont jugé que la couverture de l'Est et le Nord de la France n'était pas prioritaire, ils ont restitué au CSA la fréquence de Nancy, qui a été réattribuée à BFM.

Concernant Sud Radio, il y a beaucoup de travail à faire avant que cette 4e radio généraliste nationale privée ne propose une alternative valable. Quelles sont les audiences de Sud Radio sur les fréquences FM récemment acquises à Paris ou à Marseille ? Quand on voit que Europe 1 a du mal à se relever, quel est l'intérêt d'avoir une 4e généraliste privée partout en France en FM ? Surtout pour faire la même chose que RMC. Elle a été une très bonne généraliste régionale, elle aurait dû le rester. Vouloir obtenir des fréquences FM à Paris et Marseille ne relève que de la spéculation financière pour mieux la revendre.
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Re: Sud Radio: le scandale Médiamétrie

Messagepar pascal28 » 27 Jan 2017 15:00

Et bien, je vais peut-être surprendre, mais je trouve qu'il y a des choses intéressantes sur Sud Radio. Tout n'est pas parfait. Beaucoup d'ajustements sont encore à faire, mais je trouve qu'il y a des bases et idées intéressantes.

N'étant pas du sud de la France, je ne connais pas vraiment ce qu'était cette radio avant en tant que radio régionale. Je la juge donc en faisant abstraction de ce que cette radio a pu être et de tout aspect affectif lié à son passé.
Le produit d'aujourd'hui est un autre produit : une généraliste nationale, je la juge donc en tant que telle.

Leur matinale n'est pas une succession de séquences ultra courtes et stressantes glissées entre 2 pages de pubs interminables. Les invités et intervenants ont le temps de s'exprimer. De plus, comme ce ne sont pas systématiquement des gens de premiers plans, ça donne l'occasion d'entendre des gens qu'on ne connaît pas ou peu et qui apportent un autre son de cloches par rapport aux propos de ceux qu'on entend partout et qu'on connaît par cœur.
Pour les émissions de journée, il y a, c'est certain, une volonté de s'inspirer des recettes de RMC, mais là encore, avec une différence de taille : il y a réellement du contenu :D Là où RMC essaye de s'arranger pour que ça gueule tout le temps et qu'il y ait tout le temps plein de monde en même temps pour faire croire qu'il se passe quelque chose alors qu'au final, ça brasse beaucoup de vent, Sud Radio la joue beaucoup plus dans la sobriété. Les gens se parlent calmement, s'écoutent et ont le temps de parler. Et encore une fois, comme il n'y a pas que des gens ultra connus, ça donne l’occasion d'entendre de nouveaux points de vues.
Sud a encore du travail à faire, c'est certain, certaines tranches horaires ont vraiment un coté low cost (la matinale du week-end par exemple), mais je pense qu'ils ont une carte à jouer. Ne faisant pas partie d'un grand groupe média disposant déjà de nombreuses antennes, je trouve qu'ils apportent un point de vue différent.

Et vu que la comparaison a été faite avec les difficultés d'Europe 1, je suis justement un auditeur régulier d'Europe 1 qui supporte de moins en moins ce que cette radio devient. Après avoir essayé les 3 autres grandes généralistes (Inter, RMC et RTL), c'est finalement sur Sud que je me suis arrêté il y a quelques temps. J'y suis allé par dépit, et finalement je ne m'y trouve pas si mal.


On peut l'écouter ici à Clermont-Fd depuis 2 ans en FM mais je ne pense pas qu'elle ait bcp d'audience , bcp de musique et peu d'émission en direct .

Ça, c’était avant. En effet, il y a 2 ans, c'était vraiment la radio fantôme. Cette grille vide et la fréquence obtenue à Paris sont un héritage de la gestion du temps de groupe Start. Mais depuis, il y a eu un changement de propriétaire. Aujourd'hui la radio a une véritable grille en direct ou au moins en contenu frais de 6h à 21h (pour la semaine) et assez peu de musique, à part en soirée.
Et c'est justement ce qui interpelle le patron actuel de Sud Radio. Il explique que quand il est arrivé à Sud Radio, il y avait ce que tu décris (beaucoup de musique, et peu d'émissions). Depuis, il y a une véritable grille avec du contenu frais toute la journée et son audience est moins bonne que du temps de la radio fantôme. Je peux comprendre son agacement... :D
Cette baisse d'audience peut s'expliquer par le changement radical de contenu : cela revient à vider la salle. Il faut que le nouveau public sage qu'il y a une nouvelle formule. Ça prend du temps, d'autant qu'il n'y a pas eu une campagne de pub de malade. Reprendre Brigitte Lahaye virée de RMC, Jean-Luc Petit Renault supprimé d'Europe 1 ou Philippe Verdier, l'ancien Monsieur météo de France 2, c'est un moyen de faire parler de Sud Radio à peu de frais avec des noms et programmes connus en espérant que cela donne envie aux auditeurs de découvrir le reste de la grille.
Mais après, vu ce qu'il explique dans la manière dont la radio est mesurée, c'est certain qu'en plus son audience doit être très sous-évaluée...
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Re: Sud Radio: le scandale Médiamétrie

Messagepar Anonymous » 27 Jan 2017 15:22

Moi non plus je ne crache pas sur Sud Radio.
Quoique vouloir ressembler a RMC n'est sûrement pas leur meilleure idée.
Remettre le Duo des Non ça en serait une :D
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Duo_des_Non
http://www.radiocouserans.com/les-emiss ... o-des-non/
Anonymous
 

Re: Sud Radio: le scandale Médiamétrie

Messagepar nono 63 » 28 Jan 2017 21:45

Comme je ne l'avais pas écoutée depuis plusieurs mois , j'en étais resté sur cette programmation fantôme . :roll:

Suite à vos expériences , je vais de nouveau l'écouter pour me faire une opinion , mais c'est vrai qu'il n'y a pas eu de promotion des nouveaux programmes , d'où l'ignorance des potentiels nouveaux auditeurs . :wink:
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