Bonjour,
L'expérience de la Cinq et de TV6 a leur lancement nous rappelle que l'on annonce en général une couverture faibla au départ.
La Cinq et TV6 ne devaient couvrir que les agglomérations en février 1986, TDF arguant que les fréquences sont rares occupées par quelques 2000 réémétteurs ou émetteurs de TF1, A2 et FR3. TDF a néanmoins trouvé des astuces (polarisation verticale, puissance plus faibles, émetteurs de complément pour finalement augmenter la desserte de la population. Puis, dès 1987, la dynamique d'installation de réémetteurs s'est opérée. Plus de 800 aujourd'hui.
La nécessité de réémetteurs perdurera pour beaucoup de zones au relief difficile. Cependant, dans certains cas, une augmentation de puissance pourra pallier la mauvaise réception. De plus, comme l'explique l'Ofcom au Royaume Uni (lancement de la TNT en 1996), on récupère les échos pour augmenter la puissance du signal de 3 dB (fois 2).
L'utilisation de réseaux mono-canal (comme celui des 4 émetteurs du centre de la région parisienne qui utilisent le canal 35 pour France Télévisions - la technique est encore balbutiante, au vu des nombreux déboires rencontrés en Ile de France - cf Forum TVNT) diminuera aussi le nombre de fréquences.
A la fermeture de l'analogique, on pourra développer des réémetteurs numériques. Mais, effectivement, l'installation de pylônes et installations d'émission a un coût élevé. On pourra faire appel à des opérateurs privés (ex. Towercast, ...) ou encore aux réseaux haut débit distribués par câble souterrain ou hertzien (MMDS : Irlande - bande L). Le satellite reste un moyen palliatif de moindre coût pour l'opérateur à long terme et reste accessible au particulier.
Certains pays n'hésitent pas arrêter brutalement l'analogique (Allemagne) en substituant les canaux analogiques par des numériques. Mais l'Allemagne est câblée à plus de 60 %.
On ne peut prédire aujourd'hui ce que la politique décidera d'ici dix ans en terme de diffusion TV ou radio.




