
TéléSatellite a écrit:LCI devrait arriver sur la TNT gratuite hertzienne en SD (position 26) le 25 ou 26 janvier, pas avant (car ça n'est pas possible de faire plus vite). N'ayant pas été acceptée pour passer en HD sur la TNT gratuite, elle restera en MPEG-4/SD après le 5 avril. Il n'y a d'ailleurs plus de ressources disponibles pour la HD.
Tout cela si le recours de M6 (Paris Première) ne change pas la donne à la dernière minute.


LCI ne sera pas disponible sur la TNT avant fin janvier
Le 17 décembre dernier, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel autorisait le passage en gratuit de la chaîne LCI.
Le groupe a précisé que les téléspectateurs ne retrouveront pas la chaîne avant "fin janvier".
L'Express ajoute pour sa part qu'elle sera disponible au printemps prochain sur la TNT gratuite et sa version new-look visible le 26 janvier.
Alors qu'un lancement au début du mois était évoqué, LCI devra régler des contraintes techniques et signer une convention avec le CSA, indique Télé 2 Semaines .
C'est après celle-ci que nous connaîtrons la date de diffusion de la chaîne info sur le canal gratuit de la TNT ainsi que sa numérotation.
En attendant, les téléspectateurs peuvent retrouver le nouvel habillage mis en place le 1er janvier dernier.

Alain Weill : « Certains politiques veulent
diluer l’influence des chaînes d’information »
Alain Weill, PDG de NextRadioTV, conteste le passage en gratuit de LCI, attendu en janvier : il vient de déposer devant le Conseil d’Etat deux recours – l’un en référé et l’autre au fond, contre la décision prise le 17 décembre par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).
Plus largement, il voit dans l’arrivée d’une troisième chaîne d’information gratuite, voire d’une quatrième, avec le projet public porté par France Télévisions, un « risque démocratique » : celui de renforcer les « groupes dominants », au détriment de BFM-TV et Itélé, alors que se profilent les élections de 2017. « La situation actuelle ressemble à une certaine reprise en main de l’information à la télévision », estime le patron, dont le groupe est désormais allié à l’opérateur Altice, de Patrick Drahi. Toutefois, il ne voit pas de « signe de problème » dans ses relations avec l’Elysée.
Pourquoi contestez-vous la décision du CSA sur LCI ?
Cette décision est très injuste. Je n’arrive pas comprendre la volte-face du Conseil supérieur de l’audiovisuel après ses deux décisions refusant le passage de LCI en gratuit. Je ne comprends pas quelle est la vision du CSA sur l’information à la télévision. L’arrivée d’une troisième chaîne d’information voire d’une quatrième, publique, ne fera que renforcer la position des acteurs historiques au détriment des nouveaux entrants : TF1 et France Télévisions totalisent déjà 70 % du temps d’audience de l’information à la télévision.
Quels sont vos arguments juridiques ?
Les critères de la loi de 1986 sur l’audiovisuel : pluralisme de l’information et des opérateurs. De plus, le CSA ne pouvait trancher sans intégrer le sujet de la future chaîne publique d’information. Il est surprenant qu’après avoir nommé à la tête de France Télévisions la candidate qui soutenait ce projet depuis le départ, le CSA n’ait pas jugé utile d’intégrer ce point dans son analyse sur LCI.
Enfin, le Conseil d’Etat, auprès duquel nous faisons notre recours, avait validé, sur le fond, la décision de refus du passage de LCI en gratuit, rendue par le CSA en juillet 2014. S’il ne l’avait pas annulée pour des raisons de forme, le CSA n’aurait pas eu l’occasion de revenir sur sa décision au fond.
Mais LCI se présente depuis comme un concurrent moins frontal de BFM-TV…
Son nouveau projet est un leurre. C’est une supercherie de penser qu’on peut faire une chaîne d’information différente des autres : ce sont les événements qui imposent le traitement, à chaud, comme on le voit aujourd’hui avec la couverture en direct des événements au commissariat du XVIIIe arrondissement de Paris, y compris sur LCI.
C’est grave, il y a un vrai enjeu démocratique : nous allons arriver à des élections importantes en 2017. C’est extrêmement dangereux car les groupes qui possèdent des JT puissants, comme TF1 ou France Télévisions, seront en mesure de dicter leurs choix aux acteurs politiques : ils négocieront leur passage au « 20 heures » en échange du fait que leur chaîne d’information soit favorisée dans l’accès à l’information. C’est contraire au pluralisme. Nous risquons d’être affaiblis et le téléspectateur ne sera pas gagnant.
Croyez-vous qu’on veut affaiblir BFM-TV parce qu’elle dérange le pouvoir ?
BFM-TV dérange le pouvoir, quel qu’il soit. Car BFM-TV comme Itélé sont des chaînes indépendantes, qui parfois appuient là où ça fait mal. Certains ne sont pas habitués : les hommes politiques les plus conservateurs, quelle que soit leur tendance, prennent le travail des chaînes d’information pour de l’hostilité. Ils l’acceptent de la radio ou de la presse alors qu’à la télévision, les JT ont historiquement eu un traitement plus institutionnel. A BFM-TV, on ne peut pas nous accuser de favoriser tel ou tel camp.
Je trouve que la situation actuelle ressemble à une certaine reprise en main de l’information à la télévision : il y a eu l’amendement téléguidé, voté en pleine nuit dans la loi de novembre 2013, sans concertation, pour permettre le passage en gratuit de chaînes payantes et qui n’a profité qu’à LCI ; la volte-face du CSA dans le dossier LCI ; la création d’une quatrième chaîne d’information, publique, annoncée pour septembre… Tous ces éléments me font penser que certains responsables politiques veulent diluer l’influence des chaînes d’information.
Vos relations avec l’Elysée ne sont-elles pas bonnes ?
Nous n’avons jamais reçu de critiques directes de l’Elysée ou d’un autre centre de décision gouvernemental. Il n’y a pas de signe d’un problème.
Que pensez-vous de l’hypothèse d’une prise de participation d’Orange dans TF1 ?
Cette possibilité a été révélée en décembre, avant la décision du CSA mais elle a d’abord été démentie. Et comme par hasard, elle est depuis confirmée, quasiment au lendemain du choix de donner gain de cause à LCI.
Par ailleurs, le rapprochement annoncé entre Bouygues Telecom et Orange démontre qu’il y a une solution dans le payant pour LCI : l’opérateur pourrait distribuer la chaîne du groupe Bouygues. Donc, il n’y a aucun risque d’interruption de la chaîne. Cela ôte du poids à l’argument du CSA sur la possible disparition de LCI.
Le rapprochement Bouygues Telecom-Orange-TF1 est dans le sens de l’Histoire. Cela ne se passera peut-être pas aujourd’hui mais les télécoms et les médias sont condamnés à s’entendre.
Affirmez-vous, comme le suggère le « Canard enchaîné », que l’exécutif cherche à favoriser le groupe TF1 avant la présidentielle ?
Je n’ai pas de point de vue sur ce point. Mais demain, si l’opération avec Orange aboutit, l’Etat français et le groupe Bouygues seront associés [Bouygues Telecom pourrait détenir une participation dans Orange, dont l’Etat est actionnaire].
BFM-TV et Itélé sont-elles plus indépendantes que LCI ou la chaine d’information publique ?
BFM-TV et Itélé sont deux chaînes jeunes. Elles n’ont pas à gérer un héritage venu de l’ORTF, qui influence encore la culture d’autres entreprises [jusqu’en 1986, TF1 appartenait à l’audiovisuel public, comme France Télévisions aujourd’hui].
Etes-vous opposé à une chaîne d’information publique ?
Il aurait été logique que le service public ait sa propre chaîne d’information, à l’image de Radio France, qui a été pionnier avec France Info. Mais ce projet a été abandonné en 2002 et d’autres acteurs ont pris la place. C’est difficile, treize ans après, sans tenir compte du paysage établi, de proposer de lancer une chaîne d’info publique. Il serait plus logique et moderne que le service public se concentre sur l’information en ligne.
Vous avez menacé de supprimer 100 emplois si LCI devenait gratuite, bluffiez-vous ?
Non, je confirme que nous serons amenés à adapter les charges de BFM-TV au nouvel équilibre à trois ou quatre chaînes d’info. Ce n’est ni du bluff, ni une menace, c’est une conséquence d’une décision prise par d’autres. C’est trop tôt pour préciser un nombre de postes mais devant le CSA, nous avions parlé du risque d’avoir à faire 10 millions d’euros d’économies.
C’est difficile à accepter : nous avons le sentiment d’avoir été le bon élève des nouveaux entrants de la TNT et de prendre des coups de règle sur les doigts par le régulateur, qui impose un coup d’arrêt à notre développement. Cela me choque, c’est contraire à sa mission.

Le 15 janvier prochain, la direction de France Télévisions présentera en comité d'entreprise son projet de chaîne publique d'information en continu. D'après un document interne mentionné par l'AFP, la chaîne devrait être diffusée sur les box et sur internet, et comptera un effectif de 75 personnes, notamment via un redéploiement de salariés.
La chaîne démarrera en septembre 2016, selon ce document obtenu par l'AFP, et utilisera surtout des productions des rédactions de France 2, France 3, France Ô, et les apports des autres partenaires du groupe (France 24, France Info), avec des tranches de direct (6H-9H, 18H-20H et 22H-24H), des décrochages sur l'antenne de France 24 (de minuit à 6H) et sur France Info (deux fois par jour).
"Les postes nécessaires seraient pourvus prioritairement par redéploiement au sein de France Télévisions", selon le document relatif à ce projet, qui prévoit toutefois de faire appel à des personnels extérieurs si nécessaire. Les salariés de la nouvelle chaîne travailleront dans "l'atrium" du siège de France Télévisions, à Paris.
Lu sur AFP

Comme elle l'avait annoncé au Figaro, la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, a annoncé aujourd'hui souhaiter que la future chaîne d'information publique dont le lancement est prévu pour septembre, soit diffusée sur le réseau hertzien. "Est-ce que (la nouvelle chaîne d'information) aura une chaîne hertzienne? Moi, je pense que oui", a indiqué Delphine Ernotte, invitée d'une table-ronde sur l'audiovisuel ce soir.
"J'ai été convaincue de ce sujet et par Mathieu Gallet (président de Radio France) et par Marie-Christine Saragosse", présidente de France Médias Monde, partenaires tous deux du projet, "avec qui on continue à discuter", a-t-elle poursuivi. "Aujourd'hui, c'est encore un peu trop tôt pour être uniquement sur le numérique. Je suis sure que dans quelques années, on aura des chaînes uniquement sur le numérique mais est-ce qu'on est prêt aujourd'hui en France? Peut-être pas", a ajouté la présidente de France Télévisions.
"On a besoin du soutien du canal hertzien. Je ne suis pas la seule décisionnaire, mais il nous faut la puissance du hertzien", a répété Mme Ernotte. La nouvelle chaîne d'info est prévue d'abord sur le numérique, mais Delphine Ernotte n'avait pas écarté ces derniers mois une diffusion à terme sur le réseau hertzien, qui nécessiterait l'aval du CSA et de l'Etat actionnaire. "Passer sur la TNT, c'est possible, ce n'est pas encore décidé", a déclaré de son côté la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, sur iTélé aujourd'hui.
"Il faut que cette chaîne fasse la preuve de sa différence, qu'elle ait une singularité forte (par rapport aux autres chaînes d'info existantes, ndlr)", a précisé Fleur Pellerin. Le portrait de la future chaîne d'info publique s'est précisé ces derniers jours, avec un effectif de 75 personnes provenant de redéploiements internes, l'utilisation d'images de France 2 et France 3, des rappels de titres fournis par France Info et un décrochage la nuit sur France 24. "Une chaîne d'info en continu du service public, digne de ce nom, doit être sur la TNT", avait déjà déclaré en novembre Matthieu Gallet.
Delphine Ernotte a également affirmé que cette chaîne aurait pour mission de "préserver la liberté de penser". Avec la "multiplication des chaînes d'info", "il y a un risque de manipulation de l'opinion publique", a-t-elle souligné. La présidente de France Télévisions a cité l'exemple du responsable d'Air France et de sa chemise déchirée par des syndicalistes, dont l'image a tourné en boucle sur les chaînes d'info. "Est ce que c'est passionnant? Non", a-t-elle tranché. "La question est de savoir pourquoi Air France en est arrivé là".

