A Notre-Dame-de-Bondeville, les habitants du quartier Plein Soleil ont gagné contre l’installation d’un pylône TNT
Notre-Dame-de-Bondeville. Depuis décembre dernier, les riverains du quartier « Plein Soleil » se sont mobilisés contre le projet d’installation d’un relais. Ce samedi, ils célèbrent leur victoire.
Les irréductibles habitants du quartier « Plein Soleil » ont gagné leur combat contre le projet d’implantation d’un deuxième pylône dédié au passage à la TNT, à seulement 30 mètres de leurs habitations. « J’y croyais dès le début, je savais qu’on pouvait gagner. Là, on est content de cette victoire, et de s’être mobilisé pour cela », partage, soulagée, Dorothée Cramoisan, chef de file des riverains et opposants au projet. Le lundi 7 décembre dernier, les habitants de la rue Louis-Aragon découvraient le chantier d’installation de cette antenne, mené par l’entreprise ITAS TIM, basée à Saint-Cloud. Dès ce jour, la résistance se met en place dans le quartier : près de 500 signatures recueillies sur une pétition, la création d’une page Facebook et d’un site internet. Aucun riverain ne voulait de ce deuxième pylône, pour des questions de santé et d’esthétisme.
« On s’est battu avec nos tripes »
Les membres du comité ne perdent pas une minute et prennent le problème à bras-le-corps, pour sauver leur lieu, et qualité de vie. Problème, le futur pylône se trouve sur la commune voisine, Houppeville. Les élus locaux et protagonistes sont alors tous interpellés par les riverains : les maires des deux communes, le député de la circonscription Christophe Bouillon (qui transmettra une première lettre au préfet puis au Ministre de l’écologie Ségolène Royal), le président du Syndicat des Biens de la Muette (propriétaire du site), la société ITAS TIM. « On était motivés, mais ce sont les élus qu’il faut mobiliser. C’est un travail d’équipe. Et les élus ont joué le jeu. »
Plus que le projet, ce que déplorent les habitants est « le manque d’information et de consultation », et l’affichage du chantier, dont ils contestent la régularité. Quelque temps après la révélation de l’affaire, le chantier est suspendu. Des mains inconnues ont barré l’accès au site. Dorothée Cramoisan sera convoquée au commissariat de Maromme pour répondre d’une plainte de sabotage déposée par l’entreprise ITAS TIM. Aucune suite ne sera donnée. « Ça nous aura pris beaucoup de temps, beaucoup d’énergie », confie la voix du comité. « On s’est battu avec nos tripes », ajoute son époux.
Le 7 janvier, une réunion cruciale a lieu avec les principaux intéressés - riverains et tous les acteurs institutionnels, qui seraient contre le projet -, et deux représentants de la société ITAS TIM. « Le rendez-vous s’est déroulé de manière un peu houleuse. On a dit aux membres de la société qu’ils se conduisaient comme des cow-boys, qu’ils avaient utilisés toutes les stratégies pour parvenir à leur fin, et qu’il fallait qu’ils respectent les habitants », partage Romain de Tassigny, directeur de cabinet à la mairie de Notre-Dame-de-Bondeville. Depuis, c’était « silence radio de la part d’ITAS TIM », déclare Dorothée.
L’histoire semble se dénouer ces dernières semaines. « L’échéance du passage à la TNT était le 4 avril. Le chantier n’avait pas repris, donc nous étions déjà soulagés. Et pour des questions de sécurité, Eric Herbet, président du syndicat des Biens de la Muette, a contacté ITAS TIM le 10 mai par téléphone pour reboucher le trou. Ils ont répondu OK, si l’accès au chantier était libéré. On l’a fait, et ils sont venus reboucher le trou le 19 mai », confiait cette semaine Dorothée. « Samedi, on va symboliquement faire sauter les bouchons de victoire entre nous. Maintenant, on va être vigilant pour que cela ne recommence pas. On va continuer notre « radio trottoir » entre voisins si quelque chose bouge. Officiellement, nous n’avons reçu aucun courrier. Mais ce geste clôt le dossier », concluait Dorothée Cramoisan, un sourire de victoire aux lèvres.
Après plusieurs tentatives pour la joindre par téléphone, l’entreprise ITAS TIM n’avait pas encore donné de retour sur ce dossier hier soir.
Source : paris-normandie.fr
A mon avis le dossier n'est absolument pas clos, même si on leur a fait croire que le 4 avril était une "échéance".




