Hier soir a eu lieu la conférence de presse de rentrée de Nicolas Sarkozy. Le président de la république, a annoncé des changements dans les médias
Suppression de la publicité sur les chaines publiques
Nicolas Sarkozy a répondu à une première question concernant directement les 500 journalistes présents devant lui : la protection des sources en France. Il a annoncé un texte en 2008 la garantissant avant d’élargir le spectre de sa réponse à la situation de l’audiovisuel public. Première mesure choc : la suppression pure et simple de la publicité sur les chaînes du service public. Alors que Patrick de Carolis, PDG du groupe, réclame depuis plusieurs mois un rallongement de son budget, le Chef de l’Etat annonce « une réforme de fond » du cahier des charges de France Télévisions. Il a déclaré « réfléchir à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques qui pourraient être financées par une taxe sur les recettes publicitaires accrue des chaînes privées et par une taxe infinitésimale sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication, comme l'accès à internet ou la téléphonie mobile ».
Fin des pubs sur FTV - M6 et TF1 s'envole en bourse
Coup de tonnerre sur les marchés financiers où les actions de TF1 et M6 s’affolent : une suppression de la publicité sur Francetélévisions redessinerait totalement le marché publicitaire en France avec une hausse substantielle du chiffre d’affaires des chaînes privées. Pour Nicolas Sarkozy, « le service public, son exigence, son critère, c'est la qualité ». « Je ne veux pas dire que la télévision publique doit être élitiste ou ennuyeuse. Mais seulement qu'elle ne peut pas fonctionner selon des critères purement mercantiles » a-t-il ajouté.
Sarkosy souhaite plus d"argents pour les médias
Beaucoup de journalistes et syndicats dénoncent depuis plusieurs mois la collusion entre les médias et certains pouvoirs financiers. Une revendication balayée d’un revers de la main par le Chef de l’Etat « Je ne suis pas de l’avis de la plupart d'entre vous ici, qui croient les problèmes de la presse liés à une excessive concentration des médias. C'est inexact. La crise de la presse s'explique par deux choses précises : la sous capitalisation des groupes de presse et la distribution, qui ne fonctionne pas ». En clair, Nicolas Sarkozy veut favoriser l’émergence de grands groupes médiatiques grâce au soutien d’industries profitables, à l’image de LVMH avec le journal Les Echos.
La fusion TV5, France 24, RFI annoncé officiellement
Sans avancer de piste précise, Nicolas Sarkozy a réaffirmé ce matin la position du gouvernement sur l'audiovisuel extérieur : rassembler les chaînes TV5, France 24 et RFI au sein d'une holding. Le Chef de l'Etat a esquissé ce projet : « cette holding nous permettrait de mieux porter la voix de la France. On peut donner une nouvelle ligne éditoriale à TV5 et profiter de la réussite de France 24 (…) Je pense qu'une chaîne publique, France Monde, qui garderait les identités de chacune des chaînes, doit parler français. Oui, il peut éventuellement y avoir des sous-titres ! Mais nous aimerions porter une vision française avec la langue française. Une chaîne en arabe ou en anglais, ça peut être intéressant, mais on aura du mal à porter la voix française de cette manière ». La réforme de l’audiovisuel extérieur devrait s’étendre jusqu’en 2012 comme le prévoit le rapport rédigé par Georges-Marc Benamou.
Le président trop présent dans les médias, la réponse de Sarkosy
« Si vous trouverez que je suis trop présent dans les médias, arrêtez d’envoyer des caméras et des photographes pour me suivre ! » : voilà ce que répond en substance Nicolas Sarkozy à une question sur son omniprésence médiatique.
Ce qui ne lui a pas empêché de revenir sur sa vie privée et sa relation avec Carla Bruni en répondant à une question posée par une journaliste de BFM TV : « J’ai beaucup réfléchi (s'il devait médiatiser ou pas sa nouvelle relation, ndlr), je n'ai pas voulu mentir » a -t-il indiqué. Avec Carla Bruni, « c'est du sérieux » a précisé le Chef de l'Etat.
A propos d'un éventuel mariage, que le Journal du Dimanche (JDD) s'était avancé à annoncer pour début février, le chef de l'Etat a répondu que « ce n'est pas le JDD qui fixera la date ». Avant de préciser, très amusé qu’on lui pose des questions sur un sujet qu’il maîtrise parfaitement : « peut-être même que vous l'apprendrez quand ce sera fait »
Texte cité à partir du notre dossier complet Réforme 2008 des médias sur imediaz.bis




