
Lepoint.fr : TF1 modifie son avant-soirée : programmé à 18 heures, À prendre ou à laisser , animé par Arthur, va quitter l'antenne fin avril, d'après nos
informations. Le jeu, qui devait durer deux mois, aura tenu l'antenne durant quatre mois. En 500 éditions, ce sont ainsi 33 millions d'euros qui ont été distribués aux candidats, soit 42.000 euros en moyenne. À prendre ou à laisser est ainsi le jeu le mieux doté de la télévision. L'enregistrement de la totalité des émissions n'a pas pris à Arthur plus de 16 jours, à l'occasion de deux sessions de 8 jours (décembre et février). Petite
particularité : en raison du statut des intermittents, on ne peut tourner plus de 4 jours d'affilée... En tout cas, pas le temps de chômer, chaque
journée de tournage permet à la production d'enregistrer cinq émissions de 35 minutes chacune. Le dispositif d' À prendre ou à laisser a mobilisé, au
total, 24 candidats et autant de remplaçants (tous logés par la production).
Le retour à l'antenne du jeu le 5 janvier dernier a fait un bien fou à TF1 qui sortait du calvaire quotidien de la Star Ac' . Au cours des deux premières semaines, À prendre ou à laisser a frôlé les 30 % de part d'audience auprès des femmes de moins de 50 ans, profitant du boulevard ouvert par France 2 enlisé dans le Dakar. Par la suite, le jeu est redescendu autour de 24 à 25 % de part d'audience. France 2 s'est remusclée grâce à la série The Closer, tandis que M6 a réagi en ajustant très minutieusement l'enchaînement du Dîner presque parfait et de 100 % Mag d'Estelle Denis.
"La crise économique s'est fait ressentir sur l'attitude des candidats", fait-on remarquer chez Endemol, producteur du jeu. C'est la première fois qu'on a vu des gens partir dès qu'ils gagnaient 10.000 à 12.000 euros, sans tenter de gagner une plus grosse somme. Une donnée qui a perturbé la mécanique du jeu." À l'origine, À prendre ou à laisser est un jeu conçu pour la case de 19 heures, celle qui fait le plein de téléspectateurs. C'est, en effet, sur cette large base populaire que repose le système économique du jeu. Les gains des candidats sont ainsi en partie payés par les revenus issus des appels surtaxés. TF1 craignait qu'en programmant le jeu à 18 heures, les appels ne soient pas assez nombreux. Crainte infondée : les appels sont nombreux, signe, là aussi, que les gens ont vraiment besoin d'argent...
TF1 a également modifié le casting des candidats. Lors des saisons précédentes, les "jolies filles" et les "profs de sport" étaient légion. Cette année, le public ressemble davantage à celui qui regarde l'émission. Le processus d'identification a été poussé. "Contrairement aux sessions précédentes, les candidats ne pleurent plus. Il y a moins de pathos", remarque-t-on chez Endemol.



