[Topic unique] Les deux multiplexes métropolitains (DAB+)

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[Topic unique] Les deux multiplexes métropolitains (DAB+)

Messagepar Franck Morin » 21 Juin 2018 23:27

Edit du 11 mai 2019 : suite à la publication au JO par le CSA des 24 autorisations, on connait désormais la composition des 2 réseaux métropolitains :

M1 :
Air Zen (SARL Air Zen Radio)
Chérie (SAS Chérie FM)
Fun Radio (SA SERC)
Latina (SAS Latina France)
M Radio (SARL M Radio DAB)
Nostalgie (SAS Radio Nostalgie)
NRJ (SAS NRJ)
Radio Classique (SAS Radio Classique)
Rire et Chansons (SAS Rire et Chansons)
RTL (SAS RTL France Radio)
RTL 2 (SA SODERA)
Skyrock (SA Vortex)

M2 :
France Musique
France Inter
FIP
Mouv'
France Culture
Franceinfo :
RMC (SAM Radio Monte-Carlo)
BFM Business (SAS Business FM)
BFM Radio (SAS Newco G)
Europe 1 (SAM Lagardère Active Broadcast)
Virgin Radio (SAS Europe 2 Entreprises)
RFM (SAS RFM Entreprises)

Edit du 7 mars 2019 : Liste des 24 stations qui seront diffusées en DAB+

Saisi par le Gouvernement d’une demande de réservation prioritaire au bénéfice de la société nationale de programme Radio France [1], le CSA, réuni en assemblée plénière le 6 mars 2019, a décidé de valider l’autorisation en DAB+ des services France Inter, France Culture, France Info, France Musique, FIP et Mouv’.

Le Conseil a par ailleurs décidé de sélectionner les candidats suivants :
Air Zen (SARL Air Zen Radio)
BFM Business (SAS Business FM)
BFM Radio (SAS Newco G)
Chérie (SAS Chérie FM)
Europe 1 (SAM Lagardère Active Broadcast)
Fun Radio (SA SERC)
Latina (SAS Latina France)
M Radio (SARL M Radio DAB)
Nostalgie (SAS Radio Nostalgie)
NRJ (SAS NRJ)
Radio Classique (SAS Radio Classique)
RFM (SAS RFM Entreprises)
Rire et Chansons (SAS Rire et Chansons)
RMC (SAM Radio Monte-Carlo)
RTL (SAS RTL France Radio)
RTL 2 (SA SODERA)
Skyrock (SA Vortex)
Virgin Radio (SAS Europe 2 Entreprises)

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel délivrera les autorisations à l’ensemble de ces éditeurs dans les prochaines semaines [2]. Réparties sur deux multiplex, les radios disposeront alors d’un délai de deux mois pour désigner les opérateurs techniques chargés de l’exploitation de ces multiplex [3].

Une fois ces étapes accomplies, les émissions en DAB+ pourront démarrer au premier trimestre 2020 et seront progressivement étendues. L’année 2020 marquera également le démarrage de la couverture des zones métropolitaines de moindre densité, ainsi que la préparation du déploiement du DAB + en Outre-mer.



[1] Sur le fondement de l’article 26 de la loi du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication.

[2] En application des dispositions de l’article 29-1 de la loi de 1986.

[3] Les opérateurs techniques devront également être autorisés par le CSA.



Edit du 20 décembre 2018 : voici la liste des candidats retenus par le CSA suite à l'appel à candidatures :


Catégorie D


2018 METRO D001 Association Radio Maria France (Radio Maria).
2018 METRO D002 SAS Harmony (Melody).
2018 METRO D003 SARL Chante France Développement (Chante France).
2018 METRO D004 SAS Radio Classique (Radio Classique).
2018 METRO D005 SAS Nicemusic (Nice Radio).
2018 METRO D006 SAS Nicemusic (Radio Baikal).
2018 METRO D007 SARL TSF Jazz (TSF Jazz).
2018 METRO D008 SAS NRJ (NRJ).
2018 METRO D009 SAS Chérie FM (Chérie).
2018 METRO D010 SAS Radio Nostalgie (Nostalgie).
2018 METRO D011 SAS Rire et Chansons (Rire et Chansons).
2018 METRO D012 SAS Business FM (BFM Business).
2018 METRO D013 SAS Newco G (BFM Radio).
2018 METRO D014 SAS Gravitation (nom provisoire : Radio Débats et Nouvelles).
2018 METRO D015 SA SERC (Fun Radio).
2018 METRO D016 SA SODERA (RTL 2).
2018 METRO D017 SAS Oüi FM (Oüi FM).
2018 METRO D018 SAS Crooner International (Radio Crooner).
2018 METRO D019 SAS RFM Entreprises (RFM).
2018 METRO D020 SAS Europe 2 Entreprises (Virgin Radio).
2018 METRO D021 SA Vortex (Skyrock).
2018 METRO D022 SARL Palmyra (Skyrock Klassiks).
2018 METRO D023 SARL Air Zen Radio (Air Zen).
2018 METRO D024 SAS Média Bonheur France (Radio Bonheur 100% Chansons françaises).
2018 METRO D025 Association Radio Espérance RNT (Radio Espérance).
2018 METRO D026 SAS Vivo (Yin).
2018 METRO D027 SAS Latina France (Latina).
2018 METRO D028 SARL Groupe Nord Sud Communication Multimédias (France Maghreb 2).
2018 METRO D029 Association Radio Fraternité (nom provisoire : Radio Fraternité).
2018 METRO D030 SAS Pitchoun Médias (Radio Pitchoun).
2018 METRO D031 SARL Virage Radio DAB (Virage Radio).
2018 METRO D032 SARL Générations RNT (Générations).
2018 METRO D033 SARL Jazz Radio DAB (Jazz Radio).
2018 METRO D034 SARL M Radio DAB (M Radio).


Catégorie E


2018 METRO E001 SAS Sud Radio (Sud Radio).
2018 METRO E002 SAM Radio Monte-Carlo (RMC).
2018 METRO E003 SAS RTL France Radio (RTL).
2018 METRO E004 SAM Lagardère Active Broadcast (Europe 1).
2018 METRO E005 Association pour la promotion de l'expression libre (Radioïde).
2018 METRO E006 Association Radio Mon Pays (Radio Mon Pays).



Edit du 31 juillet 2018 : Appel à candidatures du 25 juillet 2018 pour l'édition de services de radio sur deux allotissements DAB+ métropolitains :
https://www.csa.fr/Arbitrer/Gestion-des-frequences/Les-appels-a-candidature/Appel-a-candidatures-du-25-juillet-2018-pour-l-edition-de-services-de-radio-sur-deux-allotissements-DAB-metropolitains
https://www.csa.fr/Arbitrer/Gestion-des-frequences/Les-appels-a-candidature/Appel-a-candidatures-du-25-juillet-2018-pour-l-edition-de-services-de-radio-sur-deux-allotissements-DAB-metropolitains/Decision-du-25-juillet-2018-relative-a-un-appel-aux-candidatures-pour-l-edition-de-services-de-radio-multiplexes-a-temps-complet-diffuses-par-voie-hertzienne-terrestre-en-mode-numerique-en-bande-III
répondre avant le 21 novembre 2018.
Synthèse des réponses à la consultation dans le cadre de la publication de l'étude d'impact
Cartes des allotissements

cartes publiées lors de cet appel à candidatures (les blocks des plaques ont été remplacés par des références Ni_j) :

Multiplexe national N1, 22 plaques
Image

Multiplexe national N2, 17 plaques
Image


post original du 21 juin 2018 :

Consultation sur l'étude d'impact préalable au lancement d'un appel aux candidatures métropolitain

Date de publication : jeudi 21 juin 2018
Assemblée plénière du 20 juin 2018

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel envisage de lancer un appel aux candidatures en radio numérique terrestre portant sur une seule zone : la France métropolitaine.

La consultation publique préalable à cet appel prévue à l’article 28-4 de la loi du 30 septembre 1986 a été menée du 27 juillet au 4 octobre 2017.

En application de l’article 31 de la même loi, le lancement d’un appel aux candidatures dans cette zone doit être également précédé d’une étude en vue de mesurer l’impact du déploiement d’une offre de DAB+ à l’échelon métropolitain.

Le Conseil publie l’étude d’impact qui a été réalisée et invite les personnes intéressées à lui faire part de leurs observations sur les conclusions de cette étude.

Les parties intéressées souhaitant formuler des observations écrites sur l’étude d’impact devront les faire parvenir au Conseil au plus tard le 10 juillet 2018 :

soit, de préférence, par courrier électronique à l’adresse dabplus@csa.fr, en précisant comme objet « Réponse à la consultation sur l’étude d’impact préalable au lancement d’un appel métropolitain »
soit par voie postale (le cachet de la poste faisant foi) à l’adresse suivante :
Conseil supérieur de l’audiovisuel
Etudes d'impact de l'appel DAB+ métropolitain
Tour Mirabeau
39-43, quai André Citroën
75739 Paris Cedex 1

Les éventuelles demandes d’audition portant exclusivement sur l’étude d’impact préalable au lancement d’un appel aux candidatures métropolitain devront être formulées par courrier auprès du Conseil supérieur de l’audiovisuel (Tour Mirabeau – 39-43, quai André-Citroën – 75739 Paris cedex 15) et lui parvenir au plus tard le 27 juin 2018.

Texte de la consultation publique
Étude d’impact de décisions d’autorisation métropolitaine d’usage de la ressource radioélectrique en bande III


un extrait du texte :
Dans la mesure de leur viabilité économique et financière, notamment au regard de la ressource publicitaire, le Conseil supérieur de l'audiovisuel favorise les services ne faisant pas appel à une rémunération de la part des usagers et contribuant à renforcer la diversité des opérateurs ainsi que le pluralisme de l'information. Les deux modalités possibles : ouverture aux éditeurs ou aux distributeurs. »

En d’autres termes, le choix du modèle d’appel détermine qui, d’un éditeur ou d’un distributeur de services, peut être titulaire d’une autorisation. Dans les deux cas, les services de radio doivent être conventionnés et les radios de service public bénéficient d’un accès privilégié à la ressource radioélectrique. Toutefois, la personne en charge de la composition de l’offre de services de radio et les conditions dans lesquelles cette offre est élaborée diffèrent :

- dans le cas d’un appel ouvert aux éditeurs, le Conseil compose l’offre métropolitaine au regard des candidatures recevables et n’a d’autre moyen que de relancer un appel aux candidatures pour compléter l’offre en cas de disponibilité d’une ressource radioélectrique en quantité suffisante ;
- dans le cas d’un appel ouvert aux distributeurs, il revient aux distributeurs sélectionnés de composer une offre qui respecte les conditions de l’appel aux candidatures fixées par le Conseil, notamment en termes de nombre de services de radio inclus dans l’offre, leur autorisation pouvant être assortie d’obligations de reprise de certains services de radio.

Le choix du modèle pourrait avoir également une incidence sur la diffusion de services de communication audiovisuelle autres que de radio ou de télévision et de services de communications électroniques. En application des dispositions des articles 23 et 30-5 de la loi, des autorisations peuvent en effet être délivrées pour la diffusion par voie hertzienne terrestre en mode numérique de ces services, ce qui suppose de leur réserver une part de la ressource radioélectrique prévue pour un appel aux candidatures métropolitains. Cette question de la répartition de la ressource doit être arbitrée dès le lancement d’un appel métropolitain destiné aux éditeurs alors qu’elle pourrait être envisagée de manière plus flexible dans le cadre d’un appel métropolitain ouvert aux distributeurs. À l’occasion de la publication de cette étude d’impact, le Conseil souhaite recueillir la position des parties prenantes sur la part de ressource radioélectrique à réserver pour ces services.
À l’issue de la consultation publique de juillet 2017, le Conseil a constaté l’absence de consensus sur la question du modèle de l’appel et n’a pas tranché cette question : il a toutefois exclu qu’un éventuel appel ouvert aux distributeurs puisse porter sur la distribution d’une offre de radios par abonnement payant. Les conséquences de chaque modèle d’appel sur l’impact de la délivrance d’autorisations doivent donc être étudiées. À l’occasion de la publication de cette étude d’impact, le Conseil souhaite recueillir à nouveau la position des parties prenantes sur le choix du modèle.


Les catégories de radios en France :
La catégorie A est constituée des services associatifs éligibles au fonds de soutien à l’expression radiophonique. Relèvent de cette catégorie les radios associatives dont les ressources commerciales provenant des messages de publicité ou de parrainage sont inférieures à 20 % de leur chiffre d’affaires. Ces radios ont pour vocation d’être des radios de proximité, communautaires, culturelles ou scolaires.
La catégorie B regroupe les services locaux ou régionaux indépendants ne diffusant pas de programme national identifié. Relèvent de cette catégorie les radios éditées par des sociétés ou des associations, dont la zone de desserte couvre une population inférieure à six millions d’habitants et qui sont indépendantes des réseaux nationaux. Elles ne doivent diffuser le programme national identifié de ces derniers. Relèvent également de cette catégorie les radios parisiennes, indépendantes des réseaux nationaux, autorisées dans la zone de Paris, bien que les fréquences attribuées dans cette zone permettent en général de couvrir une population supérieure à six millions d’habitants.
Appartiennent à la catégorie C les services locaux ou régionaux diffusant le programme d’un réseau thématique national. Relèvent de cette catégorie les radios dont la zone de desserte, à l’inverse des radios de catégorie B, couvre une population de plus de six millions d’habitants. Elles se caractérisent par la diffusion quotidienne d’un programme d’intérêt local et, en complément, d’un programme identifié fourni par un réseau thématique à vocation nationale.
La catégorie D est composée de l’ensemble des services thématiques à vocation nationale. Relèvent de cette catégorie les radios dont la vocation est la diffusion d’un programme thématique (musical, économique...) sur le territoire national.
Relèvent de la catégorie E les services généralistes à vocation nationale, c’est-à-dire les radios dont la vocation est la diffusion sur le territoire national d’émissions qui font une large part à l’information et offrent une grande diversité de programmes
Il ressort de ces définitions que les catégories A, B et C regroupent les services locaux et les catégories D et E les services à vocation nationale.

Au 31 décembre 2017, le décompte des opérateurs autorisés en FM en métropole s’élevait à 572 opérateurs de catégorie A, 177 opérateurs de catégorie B, 64 opérateurs de catégorie C, 25 opérateurs de catégorie D et 4 opérateurs de catégorie E.

Au 1er decembre 2017, la population couverte en FM par les radios à vocation nationale et les radios de service public :
Image

Chaque allotissement d’une couche métropolitaine est de nature similaire aux « plaques SFN » de la télévision numérique terrestre et permet en son sein le déploiement d’émetteurs fonctionnant en réseau iso-fréquence. Au sein de ces allotissements, le multiplex doit être composé des mêmes services diffusant les mêmes programmes : aucun décrochage n’y est donc permis.

Les cartes ci-après montrent l’état actuel de la planification des deux couches métropolitaines.

Image

Image

Incidence de la montée en charge des obligations de couverture
Il ressort des travaux du Conseil que les multiplex métropolitains devraient permettre prioritairement l’écoute de la radio en mobilité, tant pour des déplacements sur les principaux axes routiers que pour les déplacements urbain et périurbains. Certains acteurs estiment que la mise en oeuvre de solutions techniques (déploiement d’émetteurs complémentaires, ajustement de paramètres techniques) permettant d’assurer l’écoute de ces multiplex à l’intérieur des bâtiments devrait dépendre uniquement de l’initiative des titulaires d’autorisation.

Au regard du contexte économique qui a été rappelé dans la partie précédente, les autorisations métropolitaines susceptibles d’être délivrées pourraient comprendre une montée en charge des obligations de couverture visant à assurer, d’une part, que les droits que ces autorisations créent seront à terme effectivement utilisés et, d’autre part, que les coûts de diffusion demeurent compatibles avec l’économie des acteurs. Des clauses de rendez-vous pourraient permettre l’ajustement de cette montée en charge.

Au regard des échanges intervenus lors des réunions de préparation de l’appel aux candidatures, l’obligation finale de couverture des multiplex métropolitains pourrait reposer sur le critère de la couverture des routes principales ou celui de la couverture de la population à l’intérieur des bâtiments. La quantification de cette obligation finale serait alors la suivante en fonction du ou des critères retenus :
- couverture de 90 % des autoroutes (en kilomètres linéaires) ainsi que de 80 % des routes nationales de Bretagne et de Corse (en kilomètres linéaires), 8 années après le démarrage des émissions, le seuil de réception retenu étant de 54 dBμV/m ;
- couverture de 55 à 60 % de la population métropolitaine à l’intérieur des bâtiments 8 ans après le démarrage des émissions, le seuil de réception retenu étant de 67 dBμV/m.
La montée en charge qui correspondrait à ces critères pour fixer l’obligation de couverture est indiquée dans le tableau suivant.

Image

Impact sur l’offre de programmes radiophoniques du service public audiovisuel
Que l’appel soit ouvert aux éditeurs ou aux distributeurs, la loi du 30 septembre 1986 garantit aux sociétés nationales de programme un accès prioritaire à la ressource radioélectrique pour l’accomplissement de leurs missions de service public. Deux des conditions déterminantes de ce droit d’accès sont la disponibilité de cette ressource et son adéquation aux objectifs éditoriaux de chaque programme.
La conception de couches métropolitaines n’est pas adaptée à la diffusion de France Bleu : les allotissements qui constituent les couches métropolitaines ne coïncident pas en général avec les décrochages souhaités par Radio France. En revanche, elle semble adaptée à la diffusion des autres services (France Inter, France Musique, France Culture, France Info, FIP et Mouv’). Les services qui sont actuellement autorisés sur un nombre limité de fréquences pourraient bénéficier d’une extension de leur couverture tandis que, pour les services les plus couvrants, l’enjeu serait de sécuriser sur le long terme leur place en DAB+, voire, en cas de déploiement réussi du DAB+, de réduire leurs coûts de diffusion en considérant que le réseau FM deviendrait complémentaire du réseau DAB+.
Enfin, de par son audience, son rôle historique et sa capacité d’innovation, l’impact de la présence du service public radiophonique dans l’offre DAB+ est de nature à faciliter le développement de la notoriété du DAB+ et à accroître la dynamique d’équipement des foyers.


Afin de favoriser le développement de la radio numérique terrestre, le législateur a décidé d’imposer l’intégration des normes de radio numérique terrestre dans les récepteurs de radio : l’article 19 de la loi no 2007-309 du 5 mars 2007 modifiée relative à la modernisation de la diffusion audiovisuelle et à la télévision du futur concrétise cette volonté. Le législateur a fixé une condition de déclenchement des obligations d’intégration et les a échelonnées : le franchissement du seuil de 20 % de la population française auprès de laquelle sont diffusés des services par voie hertzienne terrestre en mode numérique déclenche le compte à rebours de l’entrée en vigueur de ces obligations. Trois échelons sont prévus :
- trois mois après ce franchissement, obligation d’intégration des normes RNT dans les récepteurs de radio capables d’afficher des contenus multimédias, à l’exception des autoradios, et dédiés à titre principal à la réception de la radio ;
- douze mois après, obligation d’intégration des normes RNT dans les récepteurs de radio, à l’exception des autoradios, et dédiés à titre principal à la réception de la radio ;
- dix-huit mois après, obligation d’intégration des normes RNT dans tous les terminaux permettant la réception de la radio, y compris les autoradios.


coûts de diffusion et recettes :
Les coûts de diffusion en DAB+ correspondant à une obligation de couverture de 55 à 60 % de la population métropolitaine à l’intérieur des bâtiments pourraient se situer dans une fourchette de 0,9 à 1,2 M€ par an et par radio. Ces coûts de diffusion représenteraient donc un peu moins de 4,5 % des recettes publicitaires radiophoniques nationales.

S’agissant des recettes, la phase de croissance du parc de récepteurs et la phase de maturité pourrait permettre aux acteurs présents en DAB+ d’engranger des recettes publicitaires supplémentaires ou d’éventuelles recettes liées à la diffusion de données associées.
Pour les services déjà autorisés, compte tenu du fait que les coûts de diffusion en DAB+ sont inférieurs à ceux de la diffusion en FM d’après l’Union européenne de radiodiffusion, le niveau d’audience supplémentaire requis pour couvrir les coûts de diffusion en DAB+, une fois la phase de maturité du DAB+ atteinte, est inférieur à celui qui serait nécessaire en FM. En revanche, la FM est susceptible d’engendrer des recettes supplémentaires immédiatement compte tenu du parc de récepteurs alors que ce ne sera pas le cas en DAB+ : la rentabilité globale d’une telle stratégie dépend donc à la fois du gain d’audience espéré et de l’ampleur des coûts de diffusion, notamment lors de la phase de déploiement et d’initialisation du parc de récepteurs RNT et de la phase de croissance du parc de récepteurs RNT. Elle suppose d’avoir la capacité de financer durant une période assez longue l’augmentation des dépenses opérationnelles.


Analyse de l’impact sur les autres services de radio
En l’absence d’impact clairement identifié de l’émergence d’une offre DAB+ métropolitaine sur la consommation du média radio en général, les services de radio de catégorie C, D ou E qui ne seraient pas diffusés en DAB+ à la suite d’un appel aux candidatures métropolitain pourraient voir sur le long terme leurs recettes publicitaires radiophoniques tirées du marché national diminuer en raison de la modification des audiences réalisées.

Par ailleurs, des services de catégorie D ou E sont déjà autorisés en DAB+ sur des allotissements locaux ou étendus. Une présence sur un multiplex métropolitain pourrait conduire ces éditeurs à reconsidérer leur stratégie de déploiement en DAB+ en abandonnant, au profit du multiplex métropolitain, leur diffusion sur des multiplex étendus ou locaux. La composition de ces derniers pourrait donc évoluer à la suite de la délivrance d’autorisations métropolitaines : le remplacement des services qui quitteraient les multiplex étendus ou locaux conduirait à lancer un appel aux candidatures portant sur la ressource radioélectrique ainsi libérée.


La Conclusion :
Le déploiement de la FM depuis les années 1980 a permis la construction en métropole d’un paysage radiophonique varié mais marqué par l’hétérogénéité de la couverture des radios, non seulement entre radios à vocation nationale et radios locales ou régionales mais aussi entre radios à vocation nationale.

La mise en appel de deux couches DAB+ métropolitaines constitue une occasion unique de délivrer des autorisations permettant de couvrir l’intégralité du territoire métropolitain : toutes les radios à vocation nationale existantes ne pourront pas toutefois être diffusées sur ces couches métropolitaines du fait du nombre d’allotissements mis en appel, de la possible émergence de nouveaux services de radio et du mode d’accès spécifique des sociétés nationales de programme à la ressource radioélectrique pour l’accomplissement de leurs missions de service public.

Cet appel contribuerait à homogénéiser les conditions dans lesquelles les radios à vocation nationale entrent en compétition. Cela suppose néanmoins que les radios qui seraient diffusés sur les deux multiplex métropolitains puissent financer des coûts de diffusion substantiels.

À cet égard, le Conseil a envisagé dans cette étude d’impact une obligation finale de couverture fondée sur le critère de la couverture des routes principales ou le critère de la population recevant les services à l’intérieur des bâtiments et a proposé une quantification de l’obligation finale pour chaque critère :

- la couverture de 90 % autoroutes ainsi que de 80 % des routes nationales de Bretagne et de Corse, 8 années après le démarrage des émissions (seuil de réception de 54 dBμV/m) ;
- la couverture de 55 à 60 % de la population métropolitaine pour une réception à l’intérieur des bâtiments (seuil de réception de 61 ou 67 dBμV/m) 8 ans après le démarrage des émissions, correspondant à un cout de diffusion estimé de 0,9 à 1,2 M€ par an et par radio.

Dans le cas d’un appel aux candidatures métropolitain ouvert aux éditeurs de services de radio de catégorie D et E sans réservation ab initio d’une partie de la ressource radioélectrique pour la diffusion de services autres que de radio et de télévision, 26 services de radio pourraient être diffusés sur l’ensemble des deux couches métropolitaines. À l’échelle métropolitaine, l’enrichissement de l’offre radiophonique pourrait donc être compris entre 0, dans le cas où tous les services qui seraient autorisés à l’issue de cet appel bénéficieraient déjà d’une autorisation, et 26, dans le cas où aucun des services autorisés ne bénéficieraient au préalable d’une autorisation. Un enrichissement même nul à l’échelle métropolitaine s’accompagnerait néanmoins d’un enrichissement potentiellement significatif à l’échelle locale, du fait de l’hétérogénéité des couvertures des radios à vocation nationale.

Un tel enrichissement de l’offre radiophonique apparaît contribuer au pluralisme, auquel le Conseil doit veiller, dans l’intérêt du public, sur l’ensemble du territoire national. Par ailleurs, cet enrichissement renforcerait celui qui résulterait du déploiement du DAB+ à l’échelle locale.

Cet enrichissement de l’offre radiophonique pourrait être moindre si le Conseil réservait dès le lancement de l’appel la quantité de ressource radioélectrique adéquate pour la diffusion de services de communication audiovisuelle autres que de radio ou de télévision de médias audiovisuels à la demande ou pour des services de communications électroniques.

Si cet enrichissement de l’offre radiophonique pourra se produire au fur et à mesure du déploiement des deux multiplex métropolitains, l’impact sur l’audience et les marchés publicitaires locaux ne pourra devenir sensible qu’à moyen et long termes. Cet impact dépendra notamment du rythme de la montée en charge du niveau d’équipement des foyers en récepteurs DAB+ et, par conséquent, du caractère attractif de l’offre radiophonique nouvellement proposée aux auditeurs (nouveaux services autorisés au niveau local, qualité du son, potentialités offertes par la diffusion des données associées…).

Dans le cas d’un appel aux candidatures métropolitain ouvert aux distributeurs, l’enrichissement de l’offre radiophonique pourrait, à l’instar d’un appel ouvert aux éditeurs, être moindre du fait de la possibilité qui serait offerte aux distributeurs autorisés de diffuser des services autres que de radio et de télévision ou des services de diffusion de données sous réserve de l’avis conforme de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes. Toutefois, contrairement à un appel ouvert aux éditeurs, le Conseil n’a pas à réserver précisément la quantité de ressource radioélectrique adéquate : il lui suffit de préciser le nombre de services de radio attendus dans l’offre. Cette possibilité, si elle se concrétisait, pourrait donc réduire la part des coûts de diffusion supportés par les services de radio.

Elle mérite d’autant plus d’attention que les recettes des marchés publicitaires radiophoniques évoluent à la baisse de manière certes limitée mais continue depuis 2012 alors que d’autres supports de publicité ont renoué avec la croissance et que les recettes publicitaires sur internet poursuivent leur croissance à un rythme soutenu.

Enfin, la diffusion en DAB+ est un succès dans plusieurs pays d’Europe et offre des potentialités, notamment de radio hybride, que ne peut offrir la FM.

Le Conseil estime que ni cette étude d’impact ni la consultation publique à laquelle elle se rattache n’ont fait apparaître jusqu’à présent une situation économique du marché des services de radio défavorable au lancement d’un appel aux candidatures métropolitain. Toutefois, le Conseil souhaite interroger les parties prenantes une dernière fois sur les trois questions suivantes :

1. Au regard de l’ensemble des travaux menés par le Conseil, faut-il ouvrir l’appel aux candidatures métropolitain aux éditeurs ou bien aux distributeurs ?

2. Quelle part de ressource radioélectrique faudrait-il réserver pour la diffusion de services autres que de radio, notamment en cas d’appel ouvert aux distributeurs ? Comment se répartirait la ressource radioélectrique ainsi réservée entre services de communications électroniques et services autres que de radio ou de télévision ou de médias audiovisuels à la demande ?

3. Quel niveau d’obligation finale de couverture et quelle montée en charge de l’obligation de couverture semblent les plus adaptés à un appel aux candidatures métropolitain au regard des critères proposés par le Conseil dans cette étude ?
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Re: [Topic unique] Les deux multiplexes métropolitains (DAB+

Messagepar Test » 22 Juin 2018 06:40

Merci Franck,

En consultant le document, je n'obtiens pas les mêmes chiffres que le CSA mais c'est sans doute une question d'interprétation à propos du terme "Nombre de diffusions services de radios autorisées", page 26 et 27 de l'étude d'impact.


Le CSA trouve 31 stations actives à Marseille au 31 mai 2018, j'en trouve 27
Il en trouve 32 à Nice, j'en trouve 25.
A Paris il en trouve 44, j'en trouve 46 : ça sent le document préparé à l'avance qui ne tient pas compte du retour de Crooner Radio et Phare FM...
Si je retire les 7 stations du Service Public et que je rajoute les 4 stations dont l'autorisation n'a pas été abrogée ( Fréquence Paris Plurielle, Fréquence India, PIMG Radio et Radio Tèr ), j'en trouve 43 à Paris. :?
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Re: [Topic unique] Les deux multiplexes métropolitains (DAB+

Messagepar rod.b » 22 Juin 2018 09:25

Hello

Si les gros éditeurs y vont, ça sent mauvais pour les radios de catégorie C à (très) long terme.

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Re: [Topic unique] Les deux multiplexes métropolitains (DAB+

Messagepar Anonymous » 22 Juin 2018 09:26

Les taux de couverture en FM du service public sont farfelus surtout FIP Le Mouv et France Bleu.
Il serait beaucoup plus réaliste de donner la PAR cumulée pour chaque radio que ces chiffres sortis de nulle part.
Anonymous
 

Re: [Topic unique] Les deux multiplexes métropolitains (DAB+

Messagepar rod.b » 22 Juin 2018 10:03

Ford Prefect a écrit:Les taux de couverture en FM du service public sont farfelus surtout FIP Le Mouv et France Bleu.
Il serait beaucoup plus réaliste de donner la PAR cumulée pour chaque radio que ces chiffres sortis de nulle part.


A la grosse louche, en regardant les populations des agglomérations couvertes et en comptant 7M pour Paris, même si je pense que ca couvre plus, j'arrive à 11,67M pour FIP. Pas si déconnant.

Ville Population (en millions)
Paris / IDF : 105,1 MHz 7
Bordeaux : 96,7 MHz 0,9
Arcachon : 96,5 MHz 0,07
Montpellier 99,7 MHz 0,4
Marseille : 90,9 MHz 1
Rennes : 101,2 MHz 0,3
Nantes : 95,7 MHz 0,6
Saint-Nazaire 97,2 MHz 0,1
Strasbourg : 92,3 MHz 0,4
Toulouse : 103,5 MHz 0,9
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Re: [Topic unique] Les deux multiplexes métropolitains (DAB+

Messagepar Franck Morin » 22 Juin 2018 10:14

rod.b a écrit:Si les gros éditeurs y vont, ça sent mauvais pour les radios de catégorie C à (très) long terme.

Et pourquoi ce serait différent qu’en FM ?
Il restera de la place sur les multiplexes etendus et locaux...
Il leur restera la publicité locale pour vivre, comme actuellement.
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Re: [Topic unique] Les deux multiplexes métropolitains (DAB+

Messagepar rod.b » 22 Juin 2018 10:22

Franck Morin a écrit:
rod.b a écrit:Si les gros éditeurs y vont, ça sent mauvais pour les radios de catégorie C à (très) long terme.

Et pourquoi ce serait différent qu’en FM ?
Il restera de la place sur les multiplexes etendus et locaux...
Il leur restera la publicité locale pour vivre, comme actuellement.


Admettons, Virgin Radio, répond à l'appel d'offre métropolitain en DAB+ (OK c'est pas certain du tout). Il répondrons en D, car l'appel d'offre semble assez fermé au C. Si dans 10 ans (OK, en étant optimiste) le DAB+ prend l'ascendant sur la FM, les C en FM vont perdre de la part d'audience.

On a déjà des cas aujourd'hui, Skyrock a une place sur le Lille étendu en cat. D alors qu'elle est pas mal présente en C en FM.

J'avoue c'est un peu de la fiction, à voir...

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Re: [Topic unique] Les deux multiplexes métropolitains (DAB+

Messagepar dj54 » 22 Juin 2018 15:32

pour le multiplexe pour Radio France il vont metre France bleu local ?
et les stations radio autoroute comment vont elle faire ?
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Re: [Topic unique] Les deux multiplexes métropolitains (DAB+

Messagepar rod.b » 22 Juin 2018 15:52

dj54 a écrit:pour le multiplexe pour Radio France il vont metre France bleu local ?


Je ne le pense pas. Les plaques d'allotissement ne correspondent pas aux décrochages France Bleu. De plus , pas mal de SFN qui interdit les décrochages. Les France bleus auront plus leurs places sur les multiplexes étendus / locaux.

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Re: [Topic unique] Les deux multiplexes métropolitains (DAB+

Messagepar Franck Morin » 22 Juin 2018 16:29

Le cas France Bleu est traité en page 52 du document.
Je comprends que les radios d’autoroutes et France bleu, essentiellement locales, n’ont pas leur place sur les mux métropolitains.

Dans certains cas spéciaux, conserver la FM pourrait être bien plus judicieux.
ou alors Radio France devra changer les bassins de population gérés par ses différentes déclinaisons de France bleu.
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