
France Télévisions veut donner une place prépondérante au documentaire
AFP 19.01.06 | 13h55
France Télévisions va accomplir "un effort sans précédent" pour mettre à l'honneur le documentaire sur les chaînes du service public, a indiqué jeudi son nouveau Pdg Patrick de Carolis, détaillant ainsi l'un des pans de sa stratégie pour l'audiovisuel public.
Cet effort se traduit par une meilleure visibilité des documentaires (diffusion en première partie de soirée, rendez-vous réguliers) et par une augmentation du budget alloué à ces programmes (71,5 millions d'euros en 2006 pour les seules chaînes nationales, soit une hausse de 11% par rapport à 2005).
A partir de la fin janvier, France 2 diffusera une fois par mois un grand documentaire sur les thèmes de l'histoire ou de la science. Elle commence avec "L'Odyssée de la vie" de Nils Tavernier, le 31 janvier.
Pour la seconde partie de soirée, les téléspectateurs pourront regarder, chaque jeudi après Envoyé spécial un documentaire sur un thème de l'histoire immédiate ou la société contemporaine. Cette "case", baptisée Infrarouge, diffusera des films uniques (comme par exemple "Les mystères sanglants de l'Ordre du Temple solaire" par Yves Boisset le 2 février) ou des collections. Sera notamment proposée une série de Christophe Nick sur les écoles en France, "qui va à l'encontre de l'image nostalgique" sur l'école d'autrefois et remet en cause les clichés sur l'école d'aujourd'hui, selon Patricia Boutinard-Rouelle, directrice des magazines et documentaires sur France 2.
France 3 va se concentrer sur "la société, les enjeux du présent et la culture", a déclaré Muriel Rosé, responsable des documentaires chez France 3. La chaîne, qui diffuse déjà un grand documentaire tous les mercredi soir, va présenter deux lundi par mois, également en première partie de soirée, des documentaires qui brosseront un portrait de la société contemporaine, avec des thèmes comme l'adoption, le monde du travail ou encore l'héritage.

France Télévisions publie un audit "préoccupant", avec des points positifs
AFP 25.01.06 | 16h31
Le groupe public France Télévisions a rendu public mercredi un "état des lieux", qui souligne plusieurs points "préoccupants" et quelques points "positifs" sur la situation interne du groupe.
Mené à la demande de la nouvelle direction entre les mois de septembre et décembre 2005, cet état des lieux souligne notamment la "baisse continuelle des audiences" et la "stabilité sans gain de productivité" des ressources humaines.
Selon des chiffres de Médiamétrie, cité par l'étude, la baisse de l'audience de France Télévisions dans son ensemble est continuelle depuis 2000, passant de 40,7% de part d'audience en 2000 à 37,9% en 2005. La principale chaîne du groupe, France 2, est passé pour sa part de 22,1% à 19,8%.
En ce qui concerne les ressources humaines, l'audit note une "stabilité sans gains de productivité". Il y avait, selon cette étude, 8.978 personnes employés par le groupe (dont 6.630 permanents et 2.345 non permanents) en décembre 2001. En novembre 2005, cet effectif était passé à 9.036 personnes (11.011 personnes si l'on ajoute les 1.975 employées par le groupe Réseau France Outre-mer, intégré à France Télévisions au cours de l'année 2005). Au cours de la période, le nombre des permanents a donc augmenté de 9,7% tandis que celui des non permanents baissait de 24,7%.
Parmi les points positifs, l'audit souligne la situation économique et financière, avec un résultat d'exploitation doublé en cinq ans (53 MEUR), et les effets positifs du plan Synergia, qui permet la mise en commun de moyens entre les différentes chaînes du groupe (France 2, France 3, France 4, France 5).
Dans une lettre au personnel, Patrick de Carolis souligne que cet audit "montre à la fois nos marges de manoeuvres et les difficultés structurelles qu'il nous faudra surmonter au cours des années qui viennent".





stef050 a écrit:De plus, Gulli peut difficilement etre considérée comme une chaine du groupe Francetv: Lagardère est largement majoritaire dans le capital (66%)

