LA RNT (DAB+) EN FRANCE

Re: LA RNT EN FRANCE

Messagepar la colle » 10 Oct 2016 06:48

Test a écrit:
la colle a écrit:IMPOSSIBLE : si tu es en SFN c'est exactement le MEME signal numérique qui est transporté à chaque émetteur. si tu constates la moindre différence c'est que tu as basculé automatiquement en FM ou l'inverse.

:arrow: Lors de la bascule entre FM et DAB, le mode de réception est affiché par le récepteur, difficile de ne pas s’en rendre compte.

Cela dépends du récepteur.
Par contre je réitère mon affirmation, il est impossible techniquement de voir une différence audio entre 2 émetteurs RNT en SFN vu que ce sont strictement les mêmes octets qui sont diffusés au même moment !
Test a écrit: :arrow: Il y a un décalage temporel lors de la bascule entre FM et DAB, ça s’entend.

Cela dépends du récepteur. Continental a sorti un récepteur qui compense automatiquement le délai audio entre la FM et le DAB donc plus de décalage temporel.
Test a écrit: :arrow: Cette option n’était pas active sur le réseau TDF lors de mon écoute, la bascule automatique entre les 2 modes était impossible.
Par différence je veux dire un son un peu plus aigu ou plus grave, la qualité sonore était aussi bonne d’un émetteur à l’autre et la synchronisation était parfaite.

Ou que ton récepteur n'était pas compatible avec les specs ETSI.
Test a écrit:En mai dernier, on a bien entendu plusieurs jours une station non autorisée sur un multiplex parisien à la place d’une autre qui l’était. C’est impossible en théorie et pourtant ça s’est fait !

Oui si il y a au niveau de l'entrée du multiplexeur un erreur humaine, mais cette erreur se répercute sur l'ensemble des émetteurs au sein du SFN pas sur un seul. Sinon il y a brouillage et on n'est plus en SFN.
Test a écrit:Pour en revenir à la diffusion en mode SFN, l’obligation de couverture des allotissements à Marseille, Nice et Paris passera de 20 à 40% d’ici l’été prochain. Il sera nécessaire d’ajouter des émetteurs et chacun pourra constater si la diffusion de la RNT en SFN est maitrisée ou non.


Pour ton information, sur Paris les multiplex couvrent déjà à 60% la population de l’allotissement, Marseille et Nice sont à 57%.
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Re: LA RNT EN FRANCE

Messagepar BAISIN » 10 Oct 2016 17:07

Test a écrit:
Ecouteur parisien a écrit:La France n'est qu'un pays parmi beaucoup d'autre sur la terre. Dans plusieurs pays il existe des réseaux DAB en SFN, pas besoin de faire des tests en France d'autre les ont déjà fait. :D

La diffusion numérique en SFN se faisait déjà il y a 15 ans, je ne vois pas pourquoi on s'interroge aujourd'hui sur la maitrise de cette technique de diffusion. :?


+1 !

En fait, la diffusion DAB+ même SFN, est parfaitement au point depuis le début des années 2000.

Mais le CSA, et les gouvernements, qu' ils soient de gauche, ou de droite, freinent, par tous les moyens, la RNT en norme DAB+, pour des raisons politiques, c' est lamentable !

Attention aux effets d' annonces, en cette période électorale !
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Re: LA RNT EN FRANCE

Messagepar marceljack » 11 Oct 2016 09:12

BAISIN a écrit:Attention aux effets d' annonces, en cette période électorale !
Franchement, les "effets d'annonce" ne sont (malheureusement) pas sur ce terrain-là cette année !
Le seul "effet d'annonce" dans ce domaine lors de la campagne précédente a été celui des 6 nouvelles chaînes HD sur la TNT (annoncées sous Sarko et démarrées sous Hollande) mais cela parlait beaucoup plus à la majorité des citoyens.
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Re: LA RNT EN FRANCE

Messagepar lejuve01 » 11 Oct 2016 13:41

Étonnant, mais il y a également les groupes de presse quotidienne régionale qui freinent des 4 fers face à ce media, de l'aveu même d'un journaliste que je connais. Développer une nouvelle offre réduirait la part de gâteau.... quand même étonnant comme réfection. Mais cela explique le peu d'engouement à en parler. La presse écrite préférerait la diffusion de streaming permettant du click direct renvoyant sur leurs sites ce qui n'est pas jouable avec la radio sans connexion.
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Re: LA RNT EN FRANCE

Messagepar Ecouteur parisien » 11 Oct 2016 15:20

lejuve01 a écrit:Étonnant, mais il y a également les groupes de presse quotidienne régionale qui freinent des 4 fers face à ce media, de l'aveu même d'un journaliste que je connais. Développer une nouvelle offre réduirait la part de gâteau.... quand même étonnant comme réfection. Mais cela explique le peu d'engouement à en parler. La presse écrite préférerait la diffusion de streaming permettant du click direct renvoyant sur leurs sites ce qui n'est pas jouable avec la radio sans connexion.


C'est pas étonnant la PQR était déjà plutôt hostile au développement des radio locales en FM dans les années 80. Ils ont peur de perdre une partie de la pub locale.
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Re: LA RNT EN FRANCE

Messagepar BAISIN » 11 Oct 2016 18:07

Ecouteur parisien a écrit:
lejuve01 a écrit:Étonnant, mais il y a également les groupes de presse quotidienne régionale qui freinent des 4 fers face à ce media, de l'aveu même d'un journaliste que je connais. Développer une nouvelle offre réduirait la part de gâteau.... quand même étonnant comme réfection. Mais cela explique le peu d'engouement à en parler. La presse écrite préférerait la diffusion de streaming permettant du click direct renvoyant sur leurs sites ce qui n'est pas jouable avec la radio sans connexion.


C'est pas étonnant la PQR était déjà plutôt hostile au développement des radio locales en FM dans les années 80. Ils ont peur de perdre une partie de la pub locale.
Daniel


+1 !

La PQR, pour les 3/4 d' entre canards régionaux, dépend du groupe Hersant.

Un Robert Hersant très influent dans la politique, il y a 35 ans, contre les radios libres " analogiques", son fils Philippe, qui a repris les rennes, fait la même chose, de nos jours mais, cette fois, contre le numérique.
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Re: LA RNT EN FRANCE

Messagepar Franck Morin » 04 Nov 2016 14:12

une interview de Patrice Gélinet ici: PATRICE GÉLINET ET LE DAB EN FRANCE

http://www.lalettre.pro/Patrice-Gelinet-et-le-DAB-en-France_a11935.html

Image

À quelques jours de l'Assemblée Générale du WorldDAB, qui se tiendra à Vienne en Autriche, les 9 et 10 novembre, Patrice Gélinet interviendra pour faire le point sur la situation française et les étapes du déploiement de la RNT sur le territoire. Le WorldDAB a posé quatre questions au sage du CSA qui compte bien repartir de Vienne avec suffisamment d'arguments pour confirmer que la RNT marche bien partout ailleurs...

WDAB - Quelle sont les prochaines étapes pour le DAB en France ?
PG - En 2015, le CSA a décidé de relancer le processus de déploiement de la Radio Numérique Terrestre. Cette année, le 1er Appel à candidature prévu par ce processus a eu lieu et concerne les régions d’Alsace, des Hauts de France et la région Lyonnaise (les allotissements étendus de Lille, Lyon et Strasbourg couvrant la quasi-totalité des régions concernées). Le CSA est en cours de vérification de la recevabilité des 128 dossiers de candidature reçus.


La sélection se fera ce mois ci, les autorisations étant délivrées en Janvier 2017. En parallèle, le calendrier de déploiement publié par le Conseil prévoit cette année le lancement des appels à candidature pour Nantes, Rouen et Toulouse. Une recomposition importante des allotissements de Paris, Nice et Marseille va également avoir lieu. En effet, 2 Multiplexes à Nice, 2 multiplexes à Marseille et 1 à Paris n’ont pu démarrer. Le passage du T-DMB au DAB+ permet également d’avoir 4 radios supplémentaires par allotissement. Enfin le calendrier prévu continuera à se dérouler sur 2017, 2018 et au delà.

WDAB - Comment la France peut elle bénéficier de l’expérience du déploiement du DAB dans les autres pays ?
PG - L’expérience des autres pays qui ont adopté le DAB fait l’objet d’études de marché destiné à étudier les facteurs qui contribuent à son succès (facteurs tels que le paysage radiophonique, le cadre technique, les habitudes d’écoutes, les coûts de diffusion et le marché publicitaire…). Par exemple, la Norvège démontre l’importance de l’implication des radios privés dans le succès qui amène maintenant ce pays à prévoir l’arrêt de la FM. À contrario, en Grande-Bretagne, c’est le service public, la BBC, qui a joué un rôle déterminant. En France, les radios indépendantes ont démontré leur intérêt. L’opérateur public, Radio France, envisage dans son contrat d’objectif et de moyens, d’émettre en RNT pour FIP, Mouv’ et France Musique dans les zones non couvertes par leur réseau FM.


WDAB - Comment-voyez vous l’implication de l’industrie radio pour participer à l’extension du DAB ?
PG - Le rôle des industriels est essentiel. En France, ils devront intégrer le DAB dans tous les récepteurs dès que les 20% de couverture du territoire seront atteints. Ce chiffre devrait être reconnu rapidement au vu du calendrier de déploiement prévu. A partir du moment où ce seuil sera atteint, une campagne de communication sera indispensable pour informer les publics des avantages de la RNT.

À titre d’exemple, Continental mène une expérimentation à Rambouillet qui permet de démontrer la continuité d’écoute DAB-FM-DAB. Ce que l’on remarque surtout c’est la qualité sonore dès que l’écoute bascule en DAB.

WDAB - Qu’attendez-vous de l’AG du WorldDAB, à laquelle participe des industriels et d’autres représentants officiels ?
PG - Ce que le conseil attend c’est de connaître le degré d’engagement des radios, des gouvernements et des industriels. Un des arguments des opposants à la RNT en France est qu’elle ne fonctionne pas à l’étranger. L’AG devrait démontrer le contraire.


et une autre ici:
http://www.telerama.fr/radio/patrice-gelinet-contrairement-a-internet-la-radio-numerique-terrestre-est-gratuite-et-anonyme,150992.php
Patrice Gélinet : “Contrairement à Internet, la radio numérique terrestre est gratuite et anonyme !”
Publié le 05/12/2016.


Le CSA vient d’autoriser la diffusion en RNT de 96 stations dans les régions de Lille, Strasbourg et Lyon. Et, pour la première fois, Radio France a répondu à l'appel en proposant Mouv’, FIP et RFI. La bataille pour un son numérique accessible partout sur le territoire vient-elle enfin de franchir un cap ?
Même s’il est parfois permis d’en douter, la radio numérique terrestre (RTN aussi appelée DAB pour Digital Radio broadcasting) existe en France. Officiellement lancée en juin 2014, à Paris, Marseille et Nice, elle est en train de franchir une nouvelle étape avec la sélection opérée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel, le 30 novembre, de 96 radios dans les régions de Lille, Strasbourg et Lyon. Surtout, et c’est une première pour un appel à candidature de ce genre, le service public est de la partie : le ministère de la Culture et de la Communication a accepté de préempter des fréquences pour Mouv’, Fip, et RFI !
C’est la deuxième fois cette année que Radio France met le doigt dans l’engrenage : en juin dernier, elle a accepté de participer à une expérimentation sur l’Est parisien, où ses antennes s’entendent parfois très difficilement… Opposées à l’idée qu’une nouvelle concurrence puisse émerger grâce à la RNT, les « grandes » radios n’ont de cesse de ralentir sa généralisation, pourtant inscrite dans la loi. A Lille, Strasbourg, Lyon et leurs régions cependant, on pourra bientôt entendre Skyrock en RNT, mais aussi Sud Radio, Latina FM, Radio Nova, TSF Jazz, Chante France, FG, Nova, MFM…aux côtés de Crooner, Campus, Ado FM, Radio Orient, Beur FM, etc. selon les endroits. De quoi bouger les lignes, et faire évoluer les mentalités ? C’est ce qu’espère Patrice Gélinet qui, au Conseil supérieur de l’audiovisuel, soutient le développement de la RNT contre vents et marées. Sur le point de quitter son fauteuil après six ans d’exercice, l’ancien journaliste veut croire que plus rien n’arrêtera la numérisation de la radio.
Lille, Strasbourg et Lyon vont bientôt pouvoir écouter la radio en numérique. La RNT n’est donc pas morte ?
Bien sûr que non ! Cette sélection de 96 radios (sur 128 candidates), effectuée par le Conseil, prouve d’ailleurs le contraire. Parmi elles, on trouve trois stations du service public : Mouv’, Fip et RFI, pour lesquelles le ministère de la communication a demandé une préemption.
“Ce qui s’est passé avec la RNT en France est navrant, d’autant que nous avions été pionniers.”
Quand on parle de la RNT, on dit toujours qu’elle est un « serpent de mer »…
Eh bien le serpent sort la tête de l’eau : cette sélection suit le calendrier qui prévoit une couverture totale du territoire d’ici à 2023. Il est vrai que la RNT a été mise en sommeil pendant un certain temps, car il fallait tenir compte des réticences d’un certain nombre d’opérateurs privés, mais aussi celles du service public – pour cause de difficultés financières. Radio France n’était pas présente au précédent appel d’offres lancé sur les zones Paris, Marseille et Nice ; elle l’est cette fois-ci.
La décision d’Audrey Azoulay est-elle significative ?
C’est un signal fort, oui. Partout ailleurs en Europe – au Royaume Uni, en Allemagne, en Italie, en Suisse, en Belgique – le service public a joué un rôle moteur dans le succès de la RNT. Ce qui s’est passé en France est navrant, d’autant que nous avions été pionniers : un de mes prédécesseurs au Conseil, Roland Faure, avait créé le club DAB (le nom de la norme de diffusion, digital audio broadcasting en anglais ) en 1991 ! Tout cela a pris du temps – trop de temps, je le reconnais.
Aucune des deux autres ministres de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti et Fleur Pellerin, ne s’était emparée du dossier. D’où vient l’intérêt d’Audrey Azoulay pour la RNT aujourd’hui ?
D’abord, il y a une forte demande des radios concernées : Fip et Mouv’ sont absentes de beaucoup d’endroits du territoire. C’est encore plus vrai pour RFI, que l’on ne peut entendre, en métropole, qu’à Paris. Cette fois, les habitants de Lille et sa région (presque tout le Nord), Strasbourg et l’Alsace, et Lyon et ses alentours (une zone qui va jusqu’à Macon, Bourg-en Bresse, etc.) pourront les recevoir.
Radio France ne souhaite pas accéder à la RNT pour ses autres antennes. C’est une déception ?
Pour l’instant, Radio France a les problèmes financiers que vous connaissez. Notez cependant qu’elle fait des économies de diffusion puisqu’après avoir supprimé les ondes moyennes l’an dernier, elle s’apprête à supprimer les grandes ondes [le premier janvier, NDRL]. C’est un départ, un signe.
“J’insiste sur ce point : la RNT n’est pas une alternative à la FM.”
Une diffusion en RNT est pourtant moins coûteuse qu’en FM…
C’est un des avantages de la RNT, en effet. Mais comme France Inter, France Culture, France Musique disposent d’une très large couverture en FM, elles n’ont pas besoin d’une diffusion supplémentaire en RNT. C’est l’un des arguments principaux des grands groupes, d’ailleurs : ils ne souhaitent pas assumer la charge d’une double diffusion – en FM, et en RNT. Ce à quoi je leur réponds qu’ils en assument déjà une puisqu’en plus de la diffusion en FM, ils s’accrochent à la diffusion en grandes ondes. A l’instar de France Inter, elles pourraient l’abandonner.
J’insiste sur ce point : la RNT n’est pas une alternative à la FM. Une des erreurs du CSA dans le passé a sans doute été, d’ailleurs, de considérer qu’il fallait l’imposer comme telle – et non comme un complément. C’est la raison pour laquelle j’ai renoncé aux appels d’offres nationaux (qui auraient, en outre, obligé les opérateurs à dépenser 2,5 millions d’euros d’un coup…) pour privilégier une approche locale.
On ne pouvait pas entendre de jazz dans tout le pays ? Dans l’appel d’offres, nous avons autorisé deux antennes à vocation nationale : TSF Jazz et Radio Jazz. Radio Classique avait renoncé à candidater à Paris, Marseille et Nice ? Absente de l’Alsace, elle candidate à Strasbourg. Pourquoi ces stations, ou encore FG, Oüi, Nova ne pourraient-elles pas être entendues dans la France entière au prétexte qu’on manque de fréquences ? Sud Radio, qui est en pleine relance ? Il y a beaucoup de radios communautaires en France et aucune ne s’adresse de manière nationale aux Français d’origine africaine : dans ces zones, on pourra entendre Africa n°1. Ces antennes n’ont pas d’autre moyen, pour se développer, que d’aller sur la RNT.
“Il faut accepter la lenteur de ce processus : la FM ne s’est pas construite d’un coup non plus.”
Avez-vous le sentiment d’être entendu par RTL, Europe 1, RMC, NRJ, etc. ?
Je suis persuadé que les groupes privés finiront par y venir. Leurs discours d’opposition sont un peu des postures. En réalité, ils craignent l’un des avantages de la RNT, qui est de permettre l’apparition de nouveaux formats – et donc d’une nouvelle concurrence. Vous savez, il faut accepter la lenteur de ce processus : la FM ne s’est pas construite d’un coup non plus… Mais si cette révolution ne se faisait pas, le paysage radiophonique serait identique à ce qu’il est depuis la naissance de la FM, il y a 35 ans ! Les mêmes opérateurs, sur les mêmes zones, avec les mêmes formats : le paysage serait complètement figé. Il l’est, d’ailleurs !
RMC regrette depuis longtemps son absence de diffusion en FM à Strasbourg. Pourquoi n’a-t-elle pas fait de demande pour une diffusion en RNT ?
Alain Weill [le patron du groupe Nextradio, NDRL] considère que la RNT est une technologie dépassée. Il évoque toujours l’existence de la radio sur Internet. Sauf que la qualité du son n’est pas optimale, qu’Internet n’est ni gratuit ni anonyme (contrairement à la RNT), que lorsque la bande sature vous n’entendez plus rien, qu’en mobilité vous risquez des coupures en permanence, etc.
Est-ce que les habitants de Lille, Strasbourg et Lyon peuvent d’ores et déjà s’équiper d’un nouveau récepteur ?
A partir de maintenant, les stations sélectionnées vont se mettre d’accord avec un opérateur qui assurera leur diffusion à partir, sans doute, de l’été ou de la rentrée prochaine. On peut donc acheter un récepteur qui intègre le DAB, les fabricants étrangers en proposent déjà.
En France, chaque foyer dispose de 6 à 10 appareils de radio, il n’est donc pas question d’éteindre la FM ni de changer tout son équipement d’un coup ! Mais l’étape que nous franchissons aujourd’hui est décisive car à terme, 20 % du territoire vont être touchés. Or c’est à partir de ce seuil que l’industrie sera dans l’obligation d’intégrer la norme DAB dans tous les nouveaux postes.
“S’occuper de radio au CSA a été le métier le plus éprouvant que j'ai fait, le plus passionnant aussi.”
Votre mandat au CSA touche à sa fin. Etes-vous assuré que le Conseil poursuivra vos efforts sur ce dossier ?
Le calendrier a été accepté par le Conseil, et à ma connaissance, le président Schrameck n’a aucune intention de le remettre en cause. S’il y a eu quelques réticences par le passé au sein du Conseil, elles sont dissipées.
Le 23 janvier, vous partirez donc avec le sentiment du devoir accompli ?
S’occuper de radio au CSA est exténuant, et nerveusement éprouvant : il n’y a qu’un seul groupe de travail, alors qu’on dénombre 900 radios – pour un nombre inférieur de chaînes de télévision, on compte quatre groupes de travail. C’est le métier le plus éprouvant que j’aie jamais fait, le plus passionnant aussi. Je veux bien admettre, et cela me fait plaisir que cela se sache, que je suis pour beaucoup dans cet avènement de la RNT [rires]. Mais sans le soutien du Conseil dans son ensemble, rien n’aurait été possible.


et cet autre article :
http://www.inaglobal.fr/radio/article/pourquoi-la-france-s-accroche-la-bande-fm-8749

Pourquoi la France s’accroche à la bande FM

ARTICLE par Xavier FILLIOL • Publié le 13.01.2016 • Mis à jour le 30.01.2017
Face à une radio numérique terrestre qui peine à s'imposer et malgré la concurrence des podcasts et des webradios, la FM résiste encore.

Sommaire

- Un secteur fragilisé par de multiples facteurs
- Le modèle de la TNT
- La RNT : un projet « rétro-futuriste » ?
- Le web mobile et la vidéo, de nouvelles perspectives pour la radio

La France est certainement l’un des pays les plus « radiophoniques » dans le monde : on recense plus de 850 stations réparties sur l’ensemble du territoire avec de puissants groupes nationaux, des radios locales fortes, des radios associatives également présentes et un équilibre entre le public et le privé.

Historiquement, la France a permis le développement d’un secteur privé très tôt en mettant fin au monopole de l’ORTF dès 1975, et en ouvrant la bande FM de façon quasi-pionnière en Europe en 1981. Le résultat est sans appel : plus de 85 % de la population française écoute la radio quotidiennement et son chiffre d’affaire dépasse les 700 millions d’euros.

La reconnaissance d’un droit voisin au droit d’auteur pour les artistes-interprètes et les producteurs, conjuguée à la mise en place d’un système de licence légale, a également permis une rémunération pour ces acteurs dès 1985. La mise en place d’un régulateur (CSA) et d’une politique volontariste en faveur de la francophonie ont sans conteste participé à l’émergence d’une scène musicale locale riche et diversifiée, grâce à la force prescriptrice de la radio.
Toutefois, cette image d’Épinal ne doit pas masquer une réalité devenue plus complexe.
Un secteur fragilisé par de multiples facteurs

La radio est confrontée à la pénurie des fréquences FM. La diversité de l’expression radiophonique trouve ses limites dans un paysage hertzien saturé dont le spectre est borné entre 87,5 et 108 MHz. Lorsque qu’une fréquence se libère, nous assistons à un véritable pugilat entre préemption du service public, pression des réseaux nationaux et revendications locales.
De plus, le coût de diffusion, la réglementation sur la puissance des émetteurs et la loi sur les seuils anti-concentration sont d’autres limites pour le secteur.
Quant aux ondes moyennes, Radio France a prévu de stopper leur diffusion le 31 décembre 2015, puis pour les grandes ondes, le 31 décembre 2016 : la technologie est obsolète, les audiences marginales et leur arrêt permettra des économies financières.

L’implosion de l’industrie musicale accroit les pressions sur le secteur radiophonique. L’implosion de l’industrie musicale accroit les pressions sur le secteur radiophonique L’incapacité de cette industrie à faire face à la numérisation des contenus, en se perdant dans des stratégies défensives, a fait perdre plus des 2/3 de sa valeur à ce secteur, en seulement dix ans. Face à ce gâchis, la radio s’avère être une des rares bouées de sauvetage financier, alors que le numérique ne permet pas encore de compenser des pertes continues : cela se traduit par une demande auprès des pouvoirs publics de renforcement des quotas de chanson d’expression francophone et de révision à la hausse du taux de la rémunération équitable, voire la suppression de la licence légale ! Ces revendications sont un facteur important de tension, compte tenu du risque de déstabilisation qu’elles font porter sur la filière, au moment où audiences et chiffres d’affaires sont en recul dans la radio.

La triple fragmentation numérique, au niveau de l’offre, des supports et des usages contribue également à cette fragilisation.

Au niveau de l’offre, la radio se trouve désormais plongée dans le grand bain de la mondialisation par le numérique. En effet, non seulement le réseau internet permet d’accéder à l’ensemble des stations hertziennes de la planète, mais également à de nouveaux acteurs comme les webradios et les UGR (User Generated Radio) réalisées par le public, soit en tout plus de 50 000 nouveaux flux. À cette diversité radiophonique viennent s’ajouter les services d’écoute à la demande (plateformes de streaming) et les smartradios, des programmes radio personnalisables.

En ce qui concerne les supports d’écoute, les postes FM et les tuners radio subissent une rude concurrence. Ces terminaux à usage unique sont désormais supplantés par les couteaux suisses digitaux que sont les mobiles, les ordinateurs, les tablettes et même la télévision connectée.
Le dernier bastion que représente l’autoradio est également menacé, l’automobile connectée devenant un enjeu considérable pour l’économie numérique. Les constructeurs automobiles se retrouvent d’ailleurs confrontés à de vrais défis stratégiques face à des solutions technologiques et des offres de contenus qui sont en train de leur échapper, dans leurs propres véhicules.

Les nouvelles possibilités offertes par la technologie ont conquis le public, notamment les plus jeunes, ce qui a modifié les choix et les comportements d’écoute. En moyenne, les radios en ligne et les plateformes de streaming sont écoutées par un français sur trois.
Pour certaines stations musicales, plus de 40 % de leurs audiences sont en ligne !
Le succès des podcasts est également le signe d’une adoption massive par le public de programmes à la demande, à l’instar du replay en télévision.

Les auditeurs semblent désormais prêts à participer en ligne à l’élaboration des programmes Les auditeurs, organisés grâce aux réseaux sociaux, semblent désormais prêts à participer en ligne à l’élaboration des programmes et à leur promotion, voire à leur financement. Ces nouveaux usages ouvrent de nombreuses perspectives pour renforcer leur engagement, à condition de rester à leur écoute et de leur proposer des actions collaboratives, dans une relation plus complice. Le rôle des animateurs radio est crucial sur ce point.

La concurrence publicitaire d’internet constitue un autre obstacle. La pression la plus forte vient surtout du choix des annonceurs dans leurs investissements publicitaires, ce qui fragilise aujourd’hui la presse et les médias traditionnels. Internet devrait devenir le 1er support publicitaire dans le monde d’ici fin 2017, détrônant la toute puissante TV, avec des revenus supérieurs à 200 milliards de dollars ! Des audiences en ligne fortes et un ciblage optimisé des internautes, sont autant d’atouts que le numérique offre à des annonceurs soucieux de leur retour sur investissement.
L’achat automatisé par le programmatique va également redéfinir le contour de l’économie des médias, y compris offline.

Malgré ces changements profonds, certains responsables du secteur de la radio s’accrochent à la bande FM : les audiences y sont encore largement majoritaires, l’impact du numérique reste relatif en régions, là où la radio demeure le média de proximité, et il n’y a pas d’alerte majeure au niveau du chiffre d’affaire global. Conscients toutefois de l’intérêt du digital, certains acteurs défendent l’idée d’une diffusion en numérique terrestre, la RNT.


Le modèle de la TNT

La TNT a indubitablement constitué une avancée dans la démocratisation du média TV, en offrant une plus grande richesse de programmes, de façon gratuite. La technologie de numérisation du signal a permis d’optimiser les réseaux de fréquences hertziennes, dégageant de la place pour permettre à de nouveaux acteurs ou à de nouvelles chaînes d’exister. Malgré tout, le principal écueil de cette technologie de diffusion est son absence de voie de retour, ce qui interdit toute interactivité.
À l’heure d’Internet, cette technologie est condamnée, à moins d’être hybridée avec un système de communication bidirectionnelle offrant une voie de retour pour permettre une interactivité, comme l’IP. C’est ce que proposent aujourd’hui les offres de TV des opérateurs en couplant le satellite à l’IP, pour des zones géographiques à faible débit.

Toutefois, le second écueil réside dans la saturation prochaine du spectre de ces nouvelles fréquences, dont l’offre proposée n’est plus à même de répondre à la demande des utilisateurs, lesquels désormais se tournent vers de nouveaux canaux sur Internet. De plus, la réattribution des fréquences aux opérateurs mobiles (« dividende numérique »), initialement réservées à la TNT, confirme les choix stratégiques des pouvoirs publics envers le numérique.
Par ailleurs, le téléviseur du salon est devenu un enjeu majeur pour les acteurs du net, qui déploient de multiples stratégies pour amener leurs programmes en ligne sur l’écran « roi » : clés USB connectées (Chromecast), terminaux connectés, set top box connectées… Toutes ces propositions en OTT (over-the-top) reçoivent l’adhésion d’un public friand pour ces nouveaux programmes à la demande ou linéaire, à des coûts souvent très inférieurs aux abonnements TV des opérateurs télécoms, câbles et satellites.
Pour l’ensemble des médias aujourd’hui, une offre riche et originale, avec des fonctionnalités avancées, est devenue la clé du succès.

Ces mêmes recettes s’appliquent-elles à la radio ?

La RNT : un projet « rétro-futuriste » ?

Radio DABLe lancement en 2005 de la TNT avait apporté plus de 20 canaux gratuits, face aux 7 grandes chaînes existantes d’alors : cette offre couplée à une aide substantielle de l’État avait permis de populariser une nouvelle forme de réception de la TV, par démodulateur, rendant obsolète les râteaux disgracieux perchés sur les toitures. La nouveauté était là, à une époque où le streaming sur Internet était encore balbutiant.

À contrario, la radio numérique terrestre (RNT) ne peut surfer sur ce « plus » de contenus accessibles : le net est passé par là depuis, ouvrant en grand l’offre sur des stations du monde entier grâce à l'IP. De plus, cette technologie a permis l’invention du podcast, plébiscité par un large public. Les milliers de webradios aussi bien créées par des groupes médias, des indépendants ou encore des utilisateurs ne seront pas accessibles sur la RNT, tout comme les radios étrangères, ou encore les podcasts. Le gain principal de la radio numérique terrestre serait l’accès aux radios locales sur la même fréquence partout en France. Les milliers de webradios ne seront pas accessibles sur la RNT, tout comme les radios étrangères, ou encore les podcasts

Les défenseurs de la RNT (SIRTI, WorldDMB, SNRL…) mettent en avant 5 arguments principaux en faveur de son développement, qui sont pourtant sujets à controverse :
- la qualité sonore : ce sujet fait débat… Compte tenu des contraintes son / image / data dans les canaux regroupés en multiplex, le débit moyen pour le son est de 128 Kbps, ce qui est loin des débits proposés par les plateformes de streaming, même en gratuit (256 à 320 Kbps). Cela représente peu ou prou les débits utilisés actuellement par les radios en ligne, ce qui est très loin de la HD. De plus, le signal est très sensible à la zone de couverture et aux parasites, ce qui le rend fragile en déplacement.

- l’enrichissement du signal sonore : les formats numériques retenus (T-DMB et DAB+) prévoient l’intégration d’images et de métadonnées. Cette radio augmentée est certainement la principale avancée de ce format, sous réserve qu’il soit bien utilisé par les stations. Cela suppose d’enrichir les contenus par des éléments qui ne sont actuellement pas prévus dans les systèmes d’informations et de programmation en production dans les stations de radio. Cette innovation est toutefois déjà existante dans la radio en ligne.
En revanche, l’absence de toute interactivité de la RNT (signal broadcast), contrairement au réseau Internet, la disqualifie aux yeux de beaucoup d’acteurs. Il existerait néanmoins une forme hybride, utilisant le réseau numérique terrestre en émission et l’IP synchronisé en voie de retour.

- l’anonymat : s’il est indéniable que le signal broadcast de la RNT ne permet pas d’identifier les récepteurs, cet argument ne semble pas intéresser les 1,35 milliards utilisateurs de Facebook qui offrent leurs données personnelles en toute extimité… De plus, les technologies de cryptage permettent à ceux qui le souhaitent de masquer leur identité, voire leur localisation sur le net. Par ailleurs, les évolutions du marché publicitaire poussent au contraire les stations de radio à avoir une meilleure connaissance de leur public, comme pour l’ensemble des médias en ligne.

- le coût : un des principaux arguments pro-RNT tient au coût que l’IP impose aux utilisateurs : si ce coût est neutre par les box, car inclus dans les forfaits illimités des FAI, il peut s’avérer onéreux pour le web mobile en cas de dépassement du forfait 3G. Par contre, le coût d’équipement avec un terminal compatible avec la RNT peut s’avérer un véritable frein, sauf s’il est déjà inclus, comme par exemple dans le prix d’achat d’une voiture équipée d’un autoradio.

- la couverture territoriale : même si le niveau de couverture du territoire en 3G reste très insuffisant malgré les obligations légales imposées aux opérateurs, le coût de déploiement des émetteurs numériques terrestres pour la RNT reste à financer. Seuls quelques bassins de populations où des expérimentations ont lieu sont déjà couverts par des émetteurs numériques.
On peut aussi espérer une amélioration du réseau mobile car la pression sur les opérateurs télécoms est très forte, vu l’engouement du public pour les contenus sur le web mobile, notamment vidéo, très consommateurs de bande passante. Cette amélioration rendrait l’argument de la couverture territoriale par la RNT caduc.

La RNT doit aussi faire face à d’autres obstacles :
- la maîtrise de la distribution : cette question est centrale pour la radio qui a toujours su maîtriser son réseau de diffusion. Sur le net, elle doit aujourd’hui s’accommoder avec des acteurs comme les opérateurs télécoms, les magasins d’applications, les environnements logiciels, les constructeurs de matériels et les agrégateurs de contenus. À contrario, ces acteurs sont des relais importants dans une stratégie d’hyper distribution, face à la concurrence d’offres de contenus et de services en ligne pléthoriques (vidéo, jeux, musique…).
La RNT impose aussi de s’entendre avec ses concurrents car la diffusion est basée sur des multiplex où doivent cohabiter une vingtaine de radios.

- une régulation très administrative : ce mode de diffusion est très encadré : choix de la norme, calendrier de déploiement, appels d’offres, attribution des fréquences etc. Tout cela concourt à une certaine inertie depuis le lancement officiel de la RNT en 2008, freiné par de nombreux rapports remettant en cause sa rentabilité, voire sa pertinence.

- un désintérêt du public : malgré des politiques souvent volontaristes dans plusieurs pays, l’intérêt du public rencontre une faible adhésion, dès lors qu’il doit acquérir un récepteur ad-hoc. Seulement 14 % des Anglais sont intéressés par l’achat d’un poste radio en RNT selon une étude de l’OFCOM de novembre 2015, alors que 95 % du territoire est déjà couvert, et qu’une politique volontariste en faveur de la radio numérique terrestre y est menée depuis 20 ans. Il y a deux raisons principales à ce rejet : 63 % des personnes n’en ont pas besoin et 45 % sont satisfaits par les services existants. En France, 75 % des gens ne savent pas ce qu’est la RNT.

- un modèle économique très incertain : le déploiement ultraconfidentiel en France (2 % de part d’audience estimée) ne permet aucun espoir de génération de revenus supplémentaires pour les radios, à l’heure où les investissements des annonceurs sont orientés vers le numérique. Désormais, la question pour les stations est plutôt d’accroitre des audiences ultra-qualifiées, ce que ne permet pas cette technologie.

Après le tout analogique, le numérique terrestre constitue une étape logique dans l’évolution des réseaux de communication, avant le tout numérique. Il y a fort à parier que l’ensemble de ces modes de diffusion coexistera longtemps, tant que l’extinction du signal analogique ne sera pas décidée, à l’instar de la télévision analogique en 2011, voire de la radio FM dans certains pays (2017 partiellement en Norvège, 2024 en Suisse). Cette décision implique toutefois une certaine prudence, compte tenu de l’importance que revêt la radio, notamment dans l’accès à l’information, en s’assurant de la couverture complète du territoire en diffusion et du taux d’équipement des ménages chez eux, mais également à leur travail, en déplacement, etc.

Le web mobile et la vidéo, de nouvelles perspectives pour la radio

Mur du son des Indés RadiosLe CSA a lancé un calendrier de lancement de nouvelles expérimentations, étalé sur 10 ans. À cette vitesse, il n’est pas sûr que les acteurs motivés le restent. Cette diffusion dont les coûts s’ajoutent à leur diffusion analogique et IP, ne trouve pas de modèles économiques : il y a très peu de terminaux disponibles, pas de communication auprès du grand public, pas d’intérêt des auditeurs et encore moins de la part des annonceurs… L’atteinte du seuil des 20 % de couverture nationale obligerait légalement les constructeurs à rendre compatibles l’ensemble des récepteurs radios proposés à la vente avec les normes T-DMB et DAB+, en particulier les autoradios. Cette mesure ne touche cependant pas les appareils numériques qui n’intègrent pas de récepteur radio analogique.

Mais l’absence de préemption des fréquences de RNT de la part de Radio France, le désintérêt des groupes médias nationaux et l’hostilité des radios associatives ne permettent pas un déploiement massif de ce mode de diffusion. Jugé obsolète, onéreux et peu attractif vis-à-vis du public, les principaux acteurs ont opté pour une autre voie dans le numérique, en surfant sur deux vagues : le mobile et la vidéo.
Avec plus 40 % d’auditeurs connectés sur mobile, les acteurs de la radio ont développé des applications soignées, aux fonctionnalités toujours plus sophistiquées. Celle des IndésRadios a même reçu une distinction auprès du concours d’applications Apps Awards 2013, notamment pour son « mur du son ».

D’autre part, la radio vision est désormais la norme chez les principales stations de talk : France Info, Europe1, RTL, RMC, France Inter et même RFI. Les audiences semblent au rendez-vous, supérieures au streaming audio, avec de beaux scores en replay, notamment chez les jeunes. Il est vrai que cette forme de contenu connaît un succès rapide, avec un modèle économique publicitaire en forte croissance.

Le succès de la radio est également conditionné par sa capacité d’engagement de son public, face à une pression accrue sur la part d’attention de chacun, tant des réseaux sociaux, de la vidéo, des jeux en ligne que des autres médias. De cette attractivité dépend sa valorisation, financière ou non. Pour cela, les outils de mesures d’audience et de médiaplanning doivent rapidement se mettre en place pour exploiter ces opportunités de communication pour les marques, en renfort de couverture du marché de la FM. Les perspectives semblent particulièrement intéressantes : aux États-Unis, le marché publicitaire de la radio en ligne dépasse le milliard de dollars…
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Re: LA RNT EN FRANCE

Messagepar Anonymous » 04 Nov 2016 14:35

Franck Morin a écrit:http://www.lalettre.pro/Patrice-Gelinet-et-le-DAB-en-France_a11935.html
WDAB - Comment-voyez vous l’implication de l’industrie radio pour participer à l’extension du DAB ?
PG - Le rôle des industriels est essentiel. En France, ils devront intégrer le DAB dans tous les récepteurs dès que les 20% de couverture du territoire seront atteints. Ce chiffre devrait être reconnu rapidement au vu du calendrier de déploiement prévu. A partir du moment où ce seuil sera atteint, une campagne de communication sera indispensable pour informer les publics des avantages de la RNT.

Donc ce point de législation farfelu ,unique au monde et pour le moins "futuriste",est toujours d'actualité.
Quels Industriels ?
Quel est le chiffre actuel ?
Comment on calcule ?
Si c'est 20% pour les radios nationales on a le temps de voir venir :D
Sinon les Chinois devraient sponsoriser LCF sur le Pic du midi les retours sur investissements ne devraient pas tarder :D
Anonymous
 

Re: LA RNT EN FRANCE

Messagepar la colle » 04 Nov 2016 19:04

Anonymous a écrit:Donc ce point de législation farfelu ,unique au monde et pour le moins "futuriste",est toujours d'actualité.
Quels Industriels ?
Quel est le chiffre actuel ?
Comment on calcule ?
Si c'est 20% pour les radios nationales on a le temps de voir venir :D
Sinon les Chinois devraient sponsoriser LCF sur le Pic du midi les retours sur investissements ne devraient pas tarder :D


Cette loi n'est pas unique au monde...

C'est suivant la loi 2011-525 article 19 :
IV. - Seuls les terminaux permettant la réception des services gratuits de radio numérique diffusés dans les bandes III et L, selon les caractéristiques techniques précisées par application de l'article 12 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 précitée, peuvent se voir accorder le label " Prêt pour la radio numérique ".

Les industriels et les distributeurs d'équipement électronique grand public sont tenus d'informer de façon détaillée et visible les consommateurs des capacités des récepteurs de radio numérique et de télévision mobile personnelle à recevoir les services numériques de radio, notamment en faisant état, le cas échéant, de la labellisation mentionnée à l'alinéa précédent.

V. - Dans un délai de trois mois à compter de la diffusion de services de radio par voie hertzienne terrestre en mode numérique auprès d'au moins 20 % de la population française, lors de leur mise en vente par un professionnel à un particulier, les terminaux neufs dédiés à titre principal à la réception de services de radio et capables d'afficher des contenus multimédias, à l'exception des terminaux équipant les véhicules automobiles, permettent la réception des services de radio par voie hertzienne terrestre en mode numérique dans les bandes de fréquences visées au quatrième alinéa du II de l'article 29-1 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication.

Dans un délai de douze mois à compter de la diffusion de services de radio par voie hertzienne terrestre en mode numérique auprès d'au moins 20 % de la population française, cette obligation s'applique à tous les terminaux neufs dédiés à titre principal à la réception de services de radio ainsi qu'aux terminaux neufs permettant la réception de services de radio et capables d'afficher des contenus multimédias, à l'exception des terminaux équipant les véhicules automobiles.

Dans un délai de dix-huit mois à compter de la diffusion de services de radio par voie hertzienne terrestre en mode numérique auprès d'au moins 20 % de la population française, cette obligation s'applique à tous les terminaux permettant la réception de services de radio.

Lorsque la diffusion de services de radio par voie hertzienne terrestre en mode numérique atteint un niveau de couverture correspondant à 20 % de la population française, le Conseil supérieur de l'audiovisuel rend publique cette information.
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Re: LA RNT EN FRANCE

Messagepar Anonymous » 04 Nov 2016 19:31

Quels autres pays ont une telle loi ?
Et concrètement ça s'applique comment:
Des terminaux permettant la réception de services de radio j'en ai plein:
TV
adaptateurs TNT
Récepteurs SAT
téléphones
tablettes
ordinateurs
Box ADSL diverses
Aucun ne capte la RNT
On va encore devoir tout changer ?
Quand je lit qu'en l'Angleterre ou les 20% sont dépassés depuis au moins 10 ans le nombre de radios DAB vendues est autour de 50%
je me dit qu'ils n'ont pas la chance d'avoir des législateurs aussi "prévoyants" que les nôtres :D
Anonymous