Bonsoir marceljack
Merci pour ton rappel concernant ce que je pense on appelait CAG clampée .
Ces TV performants ont d'ailleurs mal supporté le décalage de 1800nS du balayage ligne consécutif au discret adopté par canal +
Bonsoir Anonymous,Anonymous a écrit:Bonsoir marceljack
Merci pour ton rappel concernant ce que je pense on appelait CAG clampée .
Ces TV performants ont d'ailleurs mal supporté le décalage de 1800nS du balayage ligne consécutif au discret adopté par canal +

marceljack a écrit:On peut effectivement supprimer la sous-porteuse, mais le problème en SECAM est qu'on ne peut pas la distinguer de la luminance dans cette partie de spectre parce que le spectre chrominance est continu alors qu'en NTSC et en PAL les spectres luminance et chrominance sont discrets (avec des raies décalées d'une demi fréquence ligne), ce qui permet de les séparer au moyen d'un filtrage en peigne.
On peut donc supprimer totalement la chrominance sans du tout altérer la luminance (pour les images fixes).
C'est totalement IMPOSSIBLE en SECAM à cause du spectre continu de la modulation FM: si on supprime la chrominance, on supprime aussi les raies de luminance de cette bande de fréquences.
De plus, dans l'autre sens, le cross-colour en SECAM est impossible à supprimer (c'est pour çà que les mires de la TV française avaient supprimé les salves de définition à 3,8 et 4,8 MHz tellement l'effet était affreux)..
marceljack a écrit:Pour les outils de studio, on ne peut absolument pas faire en SECAM ce que l'on peut faire en PAL, notamment pas mélanger 2 images en composite à cause de la sous porteuse FM qui ne s'additionne pas.
Il faut passer en composantes ... ou en PAL, c'est donc forcément plus cher..
marceljack a écrit:On a rarement raison contre tous les autres (et on ne réécrit pas l'histoire) ...

Cela ne se voit pratiquement pas sur des images faiblement saturées, ce qui est le cas de la plupart des images "naturelles", mais çà saute aux yeux sur des couleurs saturées et sur des caractères colorés. Une image de télétexte ou de micro-ordinateur des années 80 (qui n'utilisent que les 8 couleurs saturées de la mire de barres) recodée en SECAM est quasiment inregardable alors qu'elle est tout à fait acceptable en PAL ou en NTSC.mutantape a écrit: Néanmoins, si le PAL est effectivement supérieur sur ce point de transition inter-couleur (qui ne m'a pas sauté au yeux dans le cadre de programmes normaux vus à une distance normale), ça n'invalide pas pour autant les avantages de robustesse, simplicité de decodage, et saturation naturelle que peut procurer le SECAM. Ou consideres-tu que la degradation de l'image causée atteint un niveau tel que ces autres éléments sont secondaires?
Une erreur de saturation est sans importance à partir du moment où elle ne varie pas du fait qu'il y a un réglage, et pratiquement personne ne regarde une image avec un réglage de saturation exact. Certains préfèrent des couleurs plus vives, d'autres des couleurs délavées ...mutantape a écrit: Par curiosité, quel systeme utilise-t-on en PAL pour compenser l'erreur de saturation?
Un peu lourd, mais ce serait intéressant de voir le résultat.mutantape a écrit: Dans la méthode dont je parle, aucun besoin de couteux filtres en peigne. Tu extrais la chrominance par la méthode de filtrage classique (qui fonctionne forcement sinon le procédé SECAM n'a pas lieu d'être), et tu ne t'interesse qu'à sa fréquence; Tu t'en sers pour régénerer un signal de chrominance propre asservi en phase via une PLL qui va bien, plus filtre comme à l'émission pour tronquer le spectre infini. Tu inverse la phases et tu ajoutes à l'ensemble luminance + chrominance de départ (tel que reçu apres demodulation et CAG). Ca devrait annuler la chrominance et donner comme resultat une luminance pure, bon peut être pas à la 20ème decimale, mais ça devrait enlever le plus gros. Peu importe le spectre continu.
En PAL et en NTSC, les fréquences de sous porteuse sont définies comme des multiples impairs de la demi-fréquence ligne (décalée de 1/4 de fréquence lignes dans le cas du PAL) pour que les raies de son spectre s'insére précisément entre les dents de celui de la luminance.mutantape a écrit: D'ailleurs j'ai aussi un doute sur cet aspect continu. Pour moi le spectre de raies provient de la pseudo periodicité du signal à la période de ligne (en clair, le fait que deux lignes successives se ressemblent beaucoup). Or cette ressemblance existe quel que soit le type de modulation (AM ou FM) . Donc FM ou pas, le spectre SECAM ne devrait pas être si continu que ça. Mais evidement le fait que ce ne soit pas rigoureusement la même information qui est transmise à chaque ligne (D'R et D'B en alternance) peut brouiller les cartes .A noter cependant que le PAL non plus ne transmet pas rigoureusement la même information à chaque ligne, et pourtant il a bien un spectre de raies...
Le problème du coût des équipements d'émission n'a jamais été considéré comme primordial dans les hypothèses de départ pour définir les systèmes de télévision. On a toujours cherché à reporter la complexité côté émission (équipements produits en peu d'exemplaires) de façon à simplifier au maximum le récepteur produit en gros volume, et c'était d'ailleurs une des considérations de départ du SECAM, notamment en permettant d'éviter un quartz dans le récepteur (le coût encore plus important de la ligne à retard étant un "mal nécessaire" pour éliminer les défauts du NTSC).mutantape a écrit: Comme l'a indiqué video-33 dans un post antérieur, les régies SECAM existaient, il y avait un bus SECAM AM sur lequel on pouvait passer lorqu'on avait besoin de faire ces operations d'additions. Bien sur, cela impliquait des demodulations/remodulations et c'était plus complexe, mais faisable. Mon point est simplement que l'echelle de diffusion d'un produit est un facteur plus important pour son cout que sa complexité intrinsèque, dans certaines limites, et que si le SECAM avait été dominant et le PAL plus rare, cela aurait pu abaisser le cout des regies SECAM en dessous de celles en PAL, malgré la plus grande simplicité de ces dernieres. Autrement dit cette complexité additionnelle n'était pas forcément un obstacle rédhibitoire.
Des témoignages ?mutantape a écrit: Sans pouvoir refaire l'histoire, on peut parfois lui apporter après coup un éclairage différent en mettant à jour des temoignages qui avaient été occultés par les modes de pensée dominants de l'époque...

+1Anonymous a écrit:...Je pense aussi que la remarquable tolerance et robustesse du Secam vis a vis des irregularités de bande passante a été trop souvent mise a profit par TDF pour diffuser des signaux mediocres ...

marceljack a écrit:Et non seulement les transitions verticales sont mauvaises en SECAM, mais aussi les transitions horizontales lorsqu'elles ont des changements de couleurs importants. Du fait qu'on ne transmet qu'une composante couleur sur deux et que deux lignes chroma successives proviennent de deux demi-images différentes, ces transitions sont affectées d'un flicker à 12,5 Hz très gênant.
marceljack a écrit:Une erreur de saturation est sans importance à partir du moment où elle ne varie pas du fait qu'il y a un réglage, et pratiquement personne ne regarde une image avec un réglage de saturation exact. Certains préfèrent des couleurs plus vives, d'autres des couleurs délavées ...
marceljack a écrit:Aujourd'hui, on ne s'embête plus avec ce genre de circuiterie analogique, le filtrage se fait entièrement en numérique (ce qui a permis d'ailleurs d'améliorer quelque peu les résultats en SECAM, notamment au niveau de la précision de la désaccentuation et du cross-colour, légèrement réduit par le filtrage en peigne).
marceljack a écrit: Le problème du coût des équipements d'émission n'a jamais été considéré comme primordial dans les hypothèses de départ pour définir les systèmes de télévision. On a toujours cherché à reporter la complexité côté émission (équipements produits en peu d'exemplaires) de façon à simplifier au maximum le récepteur produit en gros volume, et c'était d'ailleurs une des considérations de départ du SECAM.

On peut se poser toutes les questions théoriques que l'on veut, mais les problèmes que j'ai indiqués en SECAM sont visibles par tout un chacun, alors que celui que tu mentionnes demande des efforts pour se remarquer ...mutantape a écrit: Oui mais justement, est-ce que cette erreur de saturation ne va pas varier continuellement d'une emission à l'autre (chacune etant realisée avec des equipements differents qui n'ont pas la même phase differentielle), ou en fonction des conditions de propagation? Dans ce dernier cas, j'avoue que je ne sais pas quel phenomene naturel est capable de varier assez rapidement pour introduire des variations de phase entre le burst et la chrominance d'une ligne de 64 µs. Je n'ai pas trouvé de documentation qui abordait ce point.
Ce ne sont pas des filtres optimisés pour le SECAM, mais pour éliminer la luminance les filtres en peigne sont les mêmes en PAL ou SECAM.mutantape a écrit: Mais tu dis qu'on peut trouver aussi ces filtres en SECAM ? Il me semble avoir vu des allusions à des travaux du CCETT dans ce domaine.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Mais indépendamment du coût, du temps de l'analogique ces opérations s'accompagnaient d'une dégradation de qualité inévitable.mutantape a écrit: Naturellement, et d'ailleurs cette façon de penser se prolonge dans le domaine numérique ,avec la complexité de l'encodage MPEG côté emission, et le decodage plus simple côté recepteur. Du coup, la difficulté d'edition du SECAM est bien un probleme mineur, puisqu'en fait on peut tout aussi bien effectuer ces operations d'incrustation, fondu, etc, au prix d'une complexité un peu plus élevée (demodulation et remodulation, bus SECAM AM).

marceljack a écrit:En PAL et en NTSC, les fréquences de sous porteuse sont définies comme des multiples impairs de la demi-fréquence ligne (décalée de 1/4 de fréquence lignes dans le cas du PAL) pour que les raies de son spectre s'insére précisément entre les dents de celui de la luminance.
En SECAM, c'est de la FM dont la fréquence de repos est définie à +/- 2 kHz près, sans aucune autre liaison qu'une formule mathématique avec la fréquence lignes pour définir les fréquences de repos.
De plus, la sous-porteuse est toujours présente et à pleine amplitude y compris dans les zones non colorées de l'image, ce qui aggrave encore le problème (sans parler de la préaccentuation d'amplitude aux transitions)..

Non, pas que je me souvienne. Seulement à l'oscilloscope (et au vectorscope pour le PAL).mutantape a écrit: ... D'un point de vue pratique, tu as eu l'occasion de comparer des signaux PAL et SECAM à l'analyseur de spectre?
Le DTR300 utilise une puce principale ST alors que les Sagem utilis(ai)ent une puce IBM (toutes deux incluent l'encodeur numérique PAL/SECAM/NTSC).mutantape a écrit: Sur le DTR 300, le PAL est clairement meilleur. Mais visiblement, l'encodeur SECAM n'est pas à la hauteur de ce qu'on a en radiodiffusion : on voit des flameches rouges très frequement, même sur des objets brillants ou des Tshirts, les petits textes en bas des publicités sont arc-en ciel au lieu de blanc, l'image est moins piquée et les couleurs plus ternes.
Sur le SAGEM , légère preference au SECAM (piqué equivalent au PAL mais couleurs plus agréables), plus du tout de problème de flammèches rouges ou d'arc en ciel. Curieusement, toutes les chaines HD ramenées en SD ont des couleurs qui bavent en RVB, PAL, ou SECAM (c'est la première fois que j'utilise cette sortie peritel, d'habitude je suis connecté en HDMI au projecteur).
Je ne savais pas que j'étais trichromate (çà vaut toujours mieux que d'être trisomique) et encore moins que certaines femmes étaient tétrachromates ...mutantape a écrit: Hors sujet: avez -vous vu ces recherches qui tendent à prouver que certaines femmes seraient tétrachromates fonctionelles ? Je me demande ce qu'elles voient sur une television couleur, y compris numérique, qui a été entièrement pensée pour les trichromates....


